selloum village kabyle

selloum village kabyle de la wilaya de bouira

30 juin 2010

le lieutenant Amrouche Mouloud

                  Saharidj : Le 28 juin1957 tombait au champ d’honneur le lieutenant Amrouche Mouloud

Connu sous le nom de guerre "El Mouloud Awakour" ce militant de la première heure de la cause nationale est né le 12 décembre 1919, au village Tadart Ledjdid du Aarch Iwakouren dans la commune de Saharidj.
Après les études primaires, il se rendra à Constantine rejoindre son frère aîné Ahmed qui était à l’époque responsable local  du mouvement "l’Etoile Nord Africaine" avant de prendre toujours à Constantine les commandes du Parti du Peuple algérien (PPA).
Repéré par la police coloniale, il fut arrêté et incarcéré en 1939, à la prison de Constantine pour être transféré ensuite à la sinistre prison de Barberousse, il fut traduit devant le tribunal militaire de Blida et condamné à 05 ans de prison avant d’être transféré à Berroughia où il succomba sous la torture dans sa cellule en 1942
Le jeune Mouloud prêta alors le serment de continuer le combat de son  aîné et rejoint le PPA où il gravit rapidement les échelons en devenant député de ce parti en 1947, avant d’intégrer l’organisation secrète (OS), en exerçant en parallèle comme couverture, le métier de prothésiste  dans le cabinet du docteur Derdour Djamel.
Devenu responsable de l’OS  dans le constantinois, il fut repéré à son tour et activement recherché par la police française, ce qui l’obligea à entrer dans la clandestinité et quitter Constantine en 1949 pour se réfugier chez le docteur Amyar à Jijel avec qui, il travailla jusqu'à son arrestation en mars 1950, lors du démantèlement de l’OS.
Jugé à Bgayet avec 28 autres militants dont Abbane Ramdane, il est condamné à 05 ans de prison alors que 06 de ses compagnons d’armes ont été déportés vers la France et incarcérés dans des prisons militaires.
A sa libération dans un état de santé dégradé en 1954, Amrouche Mouloud fut assigné à résidence surveillée dans son village natal Iwakouren dans la commune de Saharidj, où il ne tarda pas à être contacté par Amirouche  et intégra immédiatement les rangs du FLN dans le groupe de Krim Belkacem, Chikhi Amar, Ali Mellah et Abderrahmene Mira. Il fut désigné tout de suite au poste de commissaire politique (Houbous) ; son courage, son intelligence et son sens d’organisation, le propulsèrent rapidement au grade de lieutenant politico-militaire dans la zone II de la wilaya III et cela, immédiatement après le congrès de la Soummam dont il avait activement contribué pour sa réussite, en parallèle il était chargé de plusieurs importantes missions dont celle de l’inspection générale des différentes zones.
En 1957, le lieutenant Amrouche Mouloud occupé à trouver  des brèches dans le dispositif hermétique du ratissage du sinistre général Bigeard pour faire fuir les moudjahidine, Moussebiline et tous les suspects recherchés par l’armée coloniale
Le lieutenant si El Mouloud Awakour déterminé à sauver le maximum de maquisards et citoyens figurant sur la liste des militaires français au dépend de sa propre sécurité et au prix de sa vie, se retrouva pris au centre de la zone d’opération  baptisée "opération nettoyage" par le général Bigeard...
Repéré et cerné de partout, il tomba au champ d’honneur, à proximité de son village le 28 juin 1957, après une résistance farouche et héroïque jusqu'à épuisement de ses munitions.
Des témoins encore en vie racontent qu’il a empêché les parachutistes français de s’approcher de lui, en tirant par saccadées pour se donner le temps nécessaire afin de détruire tous les documents de l’ALN en sa possession et permettre aussi à un groupe de maquisards de s’échapper en couvrant leur retraite.

Oulaid Soualah

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26 janvier 2010

l'association des étudiants algériens de Reims.

            Les étudiants algériens fêtent le nouvel...

Reims  : Les étudiants algériens fêtent le nouvel an 2960
De l'identité nationale des Berbères

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Le président Chalal Makhlouf, les personnalités invitées et une jeune étudiante en robe berbère.

En célébrant le nouvel an berbère, les étudiants algériens de Reims ont lancé officiellement leur association autour d'un bon couscous.

«TOUT le peuple algérien est berbère, même s'il y a des diversités culturelles. L'an 2960, ça signifie que l'Algérie a une très longue histoire et que nous sommes fiers de cette histoire ». Applaudissements nourris de députés algériens pour leur député de l'immigration en France, Abdel Azzedine. Ce dernier s'exprimait lors de la célébration, hier midi, du nouvel an berbère. Autrement dit, le 12 janvier 2960. Cette manifestation chaleureuse marquait ainsi le lancement officiel de l'association des étudiants algériens de Reims.
Cette association est née en novembre dernier, sous la présidence de Chalal Makhlouf. Pour le moment, elle réunit une centaine de membres, mais elle est ouverte à l'ensemble des étudiants rémois.
En marquant « Yennayer », les étudiants algériens ont commémoré à la fois l'avènement de Sheshnaq, le Berbère fondateur de la XXIIe dynastie égyptienne, et le mariage de son fils avec la princesse Makara, fille du pharaon de l'époque, soit les années 950 avant Jésus-Christ.
Au-delà de ce fait historique, les étudiants algériens se sont retrouvés avec les représentants des étudiants marocains, africains, maliens et même chinois. Parmi les personnalités, le conseiller municipal délégué à l'enseignement, Dominique Bunel. Mais aussi Sabrina Ghallal, la jeune conseillère générale, elle-même originaire de l'Algérie où elle se rend deux fois par an pour retrouver sa famille.
« Je vous encourage à aller loin dans votre association, de vivre votre identité, vos valeurs que je partage avec vous », a insisté la jeune élue.
Autre personnalité : le chef de cabinet du préfet de région, conseiller du président de la République, Rachid Kaci, qui s'est dit « militant de la cause Berbère », qui s'est plu à souligner « le chemin parcouru depuis trois décennies » par son pays.
Ce chemin semé d'embûches a été évoqué par M. Azzedine, qui a rappelé la période sanglante du terrorisme algérien et de la lutte du pays « pour lui-même et pour les autres pays » contre le terrorisme islamiste. Une période qui a freiné le développement de l'Algérie, mais qui semble terminée. De ce fait, « nous nous développons grâce à 150 milliards d'investissements dans les infrastructures. Nous avons pris le chemin de la paix et de la démocratie », a conclu le député algérien.
L'association des étudiants algériens peut désormais se consacrer à ses buts : assurer la cohésion de ses membres et mener ses actions pour « montrer la richesse de la culture algérienne ».
                                                                                                                 J.-F. SCHERPEREEL

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14 janvier 2010

Tout sur le marché du travail à Bouira

Le marché de l’emploi en terre hostile
Tout sur le marché du travail à Bouira

 

L’Agence de wilaya de l’emploi, communément appelé l’AWEM, chapeaute cinq agences locales réparties à travers le territoire de la wilaya de Bouira. Ces agences sont chargées de l’inscription des demandeurs d’emploi, de la réception et de la collecte des offres d’emploi et s’occupent également se charger des placements et des recrutements pour les organismes ayant formulé leurs offres.

Des offres qui trop souvent sont en deçà de la forte demande qui ne cesse d’augmenter. Les agences de l’emploi proposent différentes formules pour les employeurs ayant exprimé leurs besoins en main-d’œuvre, il s’agit du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle “DAIP” installé et mis en application depuis la mi-mai 2008. Un dispositif qui offre aux demandeurs d’emploi âgés entre 18 et 35 ans, n’ayant jamais travaillé et n’ayant jamais été déclaré à la sécurité sociale, des opportunités d’insertion dans le monde du travail. Un dispositif qui présente des avantages fiscaux et parafiscaux encourageant la relance notamment auprès des PME et PMI pour la création et la promotion de l’emploi. De ce fait, quatre types de contrat sont proposés aux demandeurs d’emploi. Il s’agit du contrat d’insertion des diplômés (CID), du contrat d’insertion professionnelle (CIP), du contrat de formation insertion (CFI) et enfin du contrat de travail aidé (CTA). Le CID est destiné aux demandeurs d’emploi titulaires d’un diplôme universitaire, TS, DUEA, DES, licences, Ingéniorat, doctorat… Le CIP, quant à lui, concerne les demandeurs d’emploi issus des centres de formation professionnelle, des centres d’apprentissage ou ayant atteint le niveau secondaire, tandis que le CFI est créé pour la catégorie des demandeurs d’emploi sans qualification et sans formation. Le contrat de travail aidé est considéré comme une continuité des trois précédents car censé être établi après les avoir consommés. Le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle permet de multiples avantages accordés par l’ANEM aux employeurs qui recrutent dans ce cadre dont la prise en charge par l’Etat des salaires et de la cotisation à la sécurité sociale pendant douze mois. Par la suite, intervient une participation dégressive de l’Etat au salaire du poste occupé des candidats DAIP reconduits ou recrutés en contrat de travail aidé. Une contribution qui est versée trimestriellement au compte de l’entreprise, tandis que le complément du salaire brut par rapport au poste occupé ainsi que la déclaration sociale sont à la charge de l’employeur. La formation, le recyclage et le perfectionnement des candidats en vue d’une adaptation au poste de travail sont pris en charge à hauteur de 60% du coût global si les employeurs concernés s’engagent à l’issue de la formation à les recruter pour une période minimale d’une année. La CNAS accorde également certains avantages tels des abattements au bénéfice des employeurs recrutant dans le cadre du DAIP. Par exemple, tout employeur qui embauche 9 salariés et plus et procède au doublement de ses effectifs, voit le taux de cotisation réduit à 23%. Les employeurs bénéficient d’une exonération de la cotisation globale de la sécurité sociale au titre des travailleurs mis en formation ou en perfectionnement pendant toute la période de formation qui ne devra pas excéder un trimestre. Egalement l’employeur bénéficie d’une subvention mensuelle à l’emploi d’un montant de 1 000 DA pour chaque recrutement en CID. Des avantages fiscaux sont prévus pour les employeurs qui créent et maintiennent des emplois nouveaux en bénéficiant d’une réduction de l’Impôt sur le revenu global (IRG) ou de l’Impôt sur les bénéfices des sociétés selon le cas fixé à 50% du montant des salaires versés au titre des emplois créés. Une mesure qui s’applique pour une période de quatre années.

 

Première année pour le DAIP

En 2008, l’agence de wilaya de l’emploi de Bouira a enregistré 37.061 demandes, dont 4.492 émanant de la gent féminine, tandis que 6.676 offres d’emploi avaient été reçues par ses services. Des offres d’emploi provenant majoritairement du secteur public. En fin d’année 2008, 88 demandeurs d’emploi avaient été placés en permanent et 5.440 avaient décroché un emploi temporaire. Comparativement à l’année 2007, 5.560 demandes d’emploi ont été enregistrées, soit une progression de 291%. Selon les statistiques établies par l’AWEM de Bouira, les offres d’emploi en provenance du secteur privé national représentent à elles seules près de 47% des offres d’emploi reçues au cours de l’année 2008, contre 30% d’offres émanant du secteur public et 23% émanant du secteur privé étranger. A noter par ailleurs que les entreprises du secteur privé national représentées par près de 75% d’entreprises de BTP sollicitent les agences de l’emploi pour une main-d’œuvre temporaire ne dépassant pas les 6 mois. Une main-d’œuvre dite peu qualifiée telle que manœuvre, ferrailleur, coffreur…. Toujours selon les statistiques fournies par l’agence de wilaya de l’emploi de Bouira, depuis le lancement du dispositif DAIP en mai 2008 jusqu’au 31 décembre 2008, 15.886 demandes d’emploi tous contrats confondus ont été enregistrées. Le nombre d’inscrits dans les contrats de type CID est représenté par près de 61% de demandeurs d’emploi de sexe féminin car les demandeurs de sexe masculin ne justifiant pas toujours leur situation vis-à-vis du Service national (carte militaire, sursis), et donc ne sont pas éligibles à ce dispositif. Le nombre de demandeurs de sexe masculin inscrits dans le type de contrat CIP destiné aux jeunes issus des centres de formation professionnelle représente près de 73% du total des inscrits dans cette formule. Par contre, pour les contrats de type CFI, ceux-là ne représentent que près de 52% de la demande enregistrée.

   

2009, l’offre augmente et la demande décroît

Pour l’année écoulée, l’agence de wilaya de l’emploi de Bouira a enregistré 21 383 demandes d’emploi dont 19 666 émanant de la gent masculine. En contrepartie, les mêmes services de l’AWEM ont reçu et collecté

6 800 offres d’emploi dont 1 414 émanant du secteur public, 3 779 du secteur privé national et 1 607 du secteur privé étranger. Ainsi, 84 placements permanents et 5 637 placements temporaires ont été effectués. Ainsi, pour la période allant du 1er janvier au 30 octobre 2009, l’AWEM a répertorié un total de 21 383 demandes d’emploi, un nombre en régression par rapport à 2008, période durant laquelle 37 061 demandeurs d’emploi avaient été enregistrés. Cette régression s’expliquerait non pas par un désintéressement des demandeurs d’emploi, mais par un retour à la normale suite à la vulgarisation du dispositif DAIP qui s’avère être destiné à une catégorie particulière. Ainsi pour la catégorie des 16- 24 ans, 4 205 demandes ont été enregistrées, 5 326 pour les 25- 29 ans, 7 292 pour les 30-35 ans, 3 319 pour les 40-49 ans et enfin 1 241 demandes pour les plus de 54 ans. En 2009, dans le cadre du DAIP et concernant les offres d’emploi reçues, on constate que la circonscription de Bouira arrive en tête avec 1 021 offres en CID, 695 offres en CIP, 719 offres en CFI. Ce qui fait un total de 2 435 offres d’emploi reçues pour le chef-lieu de wilaya. Un chiffre qui devance Sour El Ghozlane avec 1.009 offres, M’chedallah avec 849, Lakhdaria avec 696 et enfin bonne dernière Aïn Bessem avec 626 offres d’emploi, soit un total de 5.615.

 

L’AWEM de Bouira trop exiguë

Le Bureau de main-d’œuvre (BMO) anciennement appelé Onamo, dont l’activité s’exerçait jadis dans un petit bureau au niveau de la place du centre-ville (1963,1964), a vu son siège transféré dans l’actuelle enceinte de l’AWEM en 1974. Dès lors l’Onamo a cédé la place à l’agence locale de l’emploi ALEM. Les maintes évolutions que cette dernière a connues dans son schéma organisationnel ont érigé l’agence de wilaya de l’emploi de Bouira qui compte aujourd’hui cinq agences locales de l’emploi, à savoir Bouira, Lakhdaria, Aïn Bessem, Sour El Ghozlane, M’chedallah et Bordj Okhriss qui ouvrira prochainement ses portes. De l’avis du directeur de l’AWEM, Saïd Drici, l’agence devrait connaître une extension. Un aménagement horizontal et vertical. C’est toutefois ce qu’il nous a affirmé lorsque nous l’avons interrogé sur les centaines de personnes qui se pressent quotidiennement dans cet espace. Un espace qui ne permet même plus au personnel de cette institution de se mouvoir dans les couloirs pris d’assaut par les demandeurs d’emploi. Les files interminables, constatées chaque jour devant cet édifice, ne sont pas non plus pour plaire aux entrepreneurs et autres opérateurs économiques qui se rendent sur place pour offrir des emplois à l’agence. Et ils sont apparemment assez nombreux, ces organismes rechignant à faire la queue à l’extérieur de l’AWEM, qu’il vente ou qu’il neige, dans le but d’offrir leurs services aux jeunes sans emploi. En pénétrant à l’intérieur de cette agence, force est de constater qu’il faut se marcher sur les pieds pour consulter les annonces des organismes employeurs. De plus l’ALEM et l’AWEM sont regroupées dans ce petit édifice ce qui rend plus complexe la tâche pour les demandeurs d’emploi. Dans des conditions aussi précaires, on comprend aisément que les demandeurs d’emploi et les opérateurs privés ou publics réchignent à se rendre dans cette agence. 

Hafidh Be

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12 janvier 2010

Entre hier et aujourd’hui Deux nouvelles années ont été fêtées ces dernières semaines, celle du calendrier grégorien et quelque

Entre hier et aujourd’hui

Deux nouvelles années ont été fêtées ces dernières semaines, celle du calendrier grégorien et quelques jours auparavant, Awal Mouharam, le Nouvel an hégirien. Chanceux que nous sommes, nous avons encore droit à un troisième Nouvel an, Yennayer, fêté chaque 12 du mois de janvier de chaque année. Si sur le calendrier hégirien, nous sommes en 1431, le calendrier berbère indique, quant à lui, l’accession à l’an 2960 ! Rien que ça ! Pourquoi 2960 ?

L’histoire dit qu’en 951 avant Jésus Christ, il y a 2960 ans, donc, un berbère est monté sur le trône égyptien, inaugurant la XXII dynastie. Il s’appelait «Cecnaq», (à prononcer chachnak). Le terme Yennayer est tiré des deux mots Yen et Ayyer (Yen signifiant le chiffre un ou yiwen et Ayyar signifiant la lune). Les deux mots réunis signifient la première lune ou le premier mois. Cette fête qui célèbre le passage au nouvel An berbère, reste incontournable pour les berbères du Maghreb.

Thaburrt Useguass est le rendez vous de nombreux rituels transmis de génération en génération, depuis bien longtemps. Même si les vieilles maisons se font rares en Kabylie, ceux qui y habitent, gardent une tradition propre à Yennayer. La veille de Yennayer, en effet, les femmes s’acquittent de la dure tâche de recouvrir les murs à la chaux «Aruchu s thumyilt».

C’est aussi cette occasion qui est saisie pour changer le trépied du feu «Elkanun». Ainsi les femmes vérifient ce qui se trouve sous les pierres qu’elles ramassent pour renouveler le trépied de leurs «kanun». Si elles trouvent un ver, cela signifie la naissance d’un garçon dans la famille.

Si elle est face d’une armée de fourmis, il est question d’augmentation de bétail. Si une herbe se laisse entrevoir sous les pierres, cela signifie une moisson abondante pour la nouvelle année.

Pour avoir une année abondante et riche, des céréales sont versées entre les jarres en terre «Ikufen». Aussi, pour être fixés sur la météo des quatre mois qui suit Yennayer, la veille de Yennayer, on dépose sur le toit, quatre coupelles en terre remplies de sel représentant chacune les mois de Janvier, février, mars, Avril (yennayer, furar, me_res et yebrir ). Le lendemain, on vérifie le niveau d’humidité du sel pour annoncer un mois arrosé ou non. Asfel fait également partie des rituels observés par la plupart des familles comme pour chasser les mauvais esprits et inviter les bons dans la demeure pour le reste de l’année. Le sacrifice d’un coq ou d’une poule sont les plus répandus. Ce sont ces bêtes sacrifiées qui sont au menu de la famille le soir de Yennayer. «Ma mère élevait elle-même les poules et coqs à sacrifier pour Yennayer. La veille de yennayer (Imensi N’Yennayer), elle prenait les plus empâtés pour nous les faire tourner au dessus de la tête, sept fois dans chaque sens. Elle nous expliquait que c’était pour attribuer à chaque membre de la famille son sacrifice.

Et que cela devait nous protéger du mauvais œil et des esprits maléfiques. Ma mère commençait par notre frère cadet, le seul garçon de la famille, puis terminait par nous, les deux filles pour lesquelles elle réservait une seule poule. Ma mère, égorgeait elle-même les volailles et les nettoyait en pleine cour. Le soir même, on humait avec plaisir le bon couscous garni de légumes et d’haricots secs», nous raconte Nna Aldjia, 72 ans qui note au passage qu’une partie du repas était toujours réservée aux nécessiteux. 

On ne doit pas être radins durant Laâwacher. Nul n’avait le droit de gouter aux mets avant de faire sortir El Waâda U Magvun, selon notre interlocutrice. Les ustensiles reviennent généralement aussi garnis car même quand on n’avait pas les moyens pour acheter de la viande ou se permettre un sacrifice, on avait toujours un petit peu de viande sèche gardé au cas où.

C’est Achedluh qui servira de viande pour la sauce du couscous de Yennayer. Le couscous d’orge n’est pas conseillé à préparer ce jour-là, car il est considéré comme le plat des pauvres et de par sa couleur sombre, constitue un mauvais présage. «Ma grand-mère parlait souvent de la sauce aux sept légumes secs qu’il fallait griller et incorporer à la viande lors de la cuisson. Je ne l’ai jamais goûtée.

Actuellement, même si j’essaie de maintenir la fête et d’en inculquer l’importance à mes enfants et petits-enfants, je ne pourrai jamais reproduire les rituels qu’observaient nos parents et grands-parents. Je prépare toujours les mêmes mets ceci dit», nous raconte Nna Aldjia. Il faut dire que malgré toute la volonté du monde, nous ne pouvons reproduire les rituels d’antan. Qui peut se permettre autant de volailles que de membres de sa famille avec les temps qui courent ? Il faut dire qu’avec les fêtes qui se succèdent, les petites bourses peinent à faire face à toutes ces réjouissances. Qui penserait à mettre des couverts pour les absents ? Dans le temps, la part des absents était toujours prévue lors des repas. Des couverts leurs sont même prévus. Il s’agit principalement des filles mariées et des immigrés. Assas Buxxam (le gardien de la maison) a aussi droit à son couvert et une part du repas. Les plats ne doivent pas se vider pour que les biens abondent pour le reste de l’année et que la faim ne s’avise jamais à frapper à la porte.

Les rituels changent d’une région à une autre et Thabburrt Useguass reste une fête familiale qui permet significatrice de partage et de convivialité. De nos jours, Yennayer a su garder son sens et toute sa dimension. Si tous les rituels n’ont pas su résister au temps, il en demeure que certains ne semblent pas avoir souffert des effets de ce dernier. C’est, ainsi, que Thaburrth Usseguass est resté le rendez-vous des gestes de bon augure pour les nouveaux-nés et les femmes enceintes.

Les garçons, qui sont nés avant la nouvelle année berbère, sont particulièrement choyés durant cette fête. Ils ont droit à tous les égards et Yennayer devient leur fête. 

Une liste de mets et de plats prévus pour cette occasion devient de plus en plus longue. Du simple couscous à la sauce et du célèbre Berkoukes et Seksu Tassilt, on passe à des mets modernes ou même traditionnels mais «importés » d’autres régions du pays. La préparation des beignets ou Lesfendj est inévitable à Yennayer. Lesfendj et non pas des Lemsemen (pâte feuilletée) parce que ce dernier ne contient pas de levain.

Il faut impérativement des gâteaux qui lèvent. Or, pour que la vie de l’enfant, qui assiste au premier Yennayer de son existence, soit synonyme de félicité et de richesse, il faut des symboles de bon augure. 

L’enfant en question est choyé comme un prince. Il est l’objet de toutes les attentions. Le soir de Yennayer, il est généralement vêtu d’habits neufs et se fait couper une mèche de cheveux. Dans certaines localités, l’enfant est mis dans El Djefna (grand plat où l’on roule le couscous pour rester dans le registre de la prospérité et de la réussite). On lui verse une pluie de bonbons et de friandises sur la tête. Les enfants sont généralement ravis d’autant de gestes et d’attention à leurs égards quel que soient leurs âges. «Je n’oublierai jamais la tête de mon fils quand il a reçu sur la tête des kilos entiers du fruit défendu ! il n’avait jamais gouté un bonbon de sa vie avant Yenneyer de l’année passée.

Quand sa grand-mère l’a placé dans El Djefna, il a eu peur au départ mais dès qu’il a reçu toutes les friandises sur la tête, on a eu du mal à le déplacer de là. Ma belle-mère avait pris le soin de lui couper une petite mèche auparavant. Ses oncles et tantes venus pour l’occasion, lui ont improvisé une petite fête. On a mis de la musique et mon fils a fait ses premiers pas de danse. C’était vraiment sa fête. Une fête de Yennayer plutôt moderne d’ailleurs, grâce à l’ambiance que les tontons de mon fils ont fini par imposer au grand désespoir de ma belle-maman ! », nous raconte Saliha, 34 ans qui se prépare pour passer Yennayer en famille chez sa belle-mère car Yennayer est une fête qu’on célèbre en famille. Dans le temps, les enfants petits et grands se réunissaient autour du kanoun pour écouter les innombrables et non moins passionnants contes berbères.

C’est ainsi que les enfants pouvaient comprendre la dureté de l’’hiver, à travers le «conte de la vieille» : «Une vieille femme, croyant l'hiver passé, sortit un jour de soleil dans les champs et se moquait de lui. Yennayer mécontent emprunta deux jours à furar et déclencha, pour se venger, un grand orage qui emporta, dans ses énormes flots, la vieille».

Chez les At-Yenni, la femme fut emportée en barattant du lait. Chez les At-Fliq, Yennayer emprunta seulement un jour et déclencha un grand orage qui transforma la vieille en statue de pierre et emporta sa chèvre. Ce jour particulier est appelé l'emprunt «Amerdhil». Dans certaines localités, on le célèbre chaque année, par un dîner de crêpes. Le dîner de l'emprunt «Imensi u merdhil» fut destiné à éloigner les forces mauvaises. A Azazga et à Béjaïa, la période de la vieille «thimgharin» durait sept jours. On comprend mieux les paysans qui évitent de sortir les animaux tout le long de Yennayer, quel que soit le temps qu’il fait !

S.A.B.

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C’est quoi au juste ?

C’est quoi au juste ?

Le Nouvel An berbère ou Yennayer correspond au 12 janvier de notre calendrier julien. Il marque le début de l’année chez les Berbères et consacre le passage de "La Porte de l’Année". Voici quelques explications suivies du conte intitulé "L’histoire de Janvier et Février" en kabyle et en français. Les versions divergent quant à l’origine du nom et de la célébration de cette date. Formé de deux mots, “yiwen” et “agur”, yennayer signifierait littéralement le premier mois, soit le mois de janvier. Le Nouvel An berbère est traditionnellement fêté un peu partout en Afrique du Nord. Cette date issue du calendrier agraire est utilisée par les Berbères depuis l’Antiquité. Elle est liée au cycle des saisons et célébrée dans une atmosphère de fête qui dure selon les régions de deux à quatre jours. Dans la pratique, cette fête doit être de bon augure. Elle est en premier lieu marquée par la consommation d’un repas riche. Tous les convives doivent sortir de table rassasiées afin que l’année soit prospère.

Les origines de Yennayer

Yennayer vient de Janiarius, qui a donné son nom au mois de janvier. Jusqu’au Ier siècle avant Jésus-Christ, les Romains commençaient l’année en mars. Jules César a ensuite procédé à une réforme à l’origine de notre calendrier julien. César appartenait à une famille réputée, la gens Julia, d’où le nom. Problème, le nouveau découpage donne une année de 11 mois auxquels on ajoute 28 jours.

En fait, ce système ne coïncide pas avec le rythme solaire. Cela n’était pas du tout pratique pour les agriculteurs. Pour trouver une solution au décalage entre l’année sur le papier et l’année réelle, il faut attendre 1582. Le pape Grégoire XIII élabore alors un calendrier qui porte son nom, celui que nous utilisons. Bien sûr, tout le monde ne suit pas les conseils du souverain pontife : c’est le cas des orthodoxes qui décident de garder le calendrier julien. Et les Berbères dans tous ça ? En fait, en Afrique du Nord on ignore totalement la réforme grégorienne, du moins jusqu’au XIXe siècle. Les musulmans ont bien apporté un calendrier lunaire, mais les populations restent relativement insensibles à ce mode de calcul lunaire. Pour finir, pourquoi est-on en 2956 ? Il s’agit en fait d’un repère fixé de manière rétroactive par l’Académie berbère dans les années 1970. A l"époque, le but était d’établir un lien avec l’Égypte antique. Il y a 2656 ans, donc en 950 avant Jésus-Christ, un Berbère est monté sur le trône égyptien. Chachnaq Ier (Cecnaq en berbère) inaugure la XXIIe dynastie, issue d’une famille venue de Bubastis. Il s’agit donc d’un choix récent et symbolique.

 

Le dîner de Yennayer

Le repas, préparé pour la circonstance, est assez copieux et différent du quotidien. Les rites sont effectués d’une façon symbolique. Ils sont destinés à écarter la famine, augurer l’avenir, consacrer le changement et accueillir chaleureusement les forces invisibles auxquelles croyait le Berbère. Pour la préparation de "imensi n yennayer", le Kabyle utilise la viande de la bête sacrifiée “asfel”, souvent de la volaille, mélangée parfois à la viande séchée “acedluh” pour agrémenter le couscous, élément fondamental de l’art culinaire berbère. Les plus aisés affichent leurs différences. Ils sacrifient une volaille par membre de la famille.

Le coq est pour l’homme (sexe masculin) et la poule pour la femme (sexe féminin). Un coq et une poule sont attribués à la femme enceinte dont l’espoir qu’elle n’accouche pas d’une fille qui était hélas souvent mal accueillie au sein du système patriarcal de certaines tribus.

En revanche, le premier yennayer suivant la naissance d’un garçon était d’une grande importance.

Le père effectue la première coupe de cheveux au nouveau né et marque l’événement par l’achat d’une tête de bœuf. Ce rite augure de l’enfant le futur responsable du village. il est répété lors de la première sortie du garçon au marché. Il est transposé, dans les mêmes conditions, à la fête musulmane chiite de l’Achoura, dans certaines localités berbérophones. "Imensi n yennayer" se poursuit tard dans la nuit et la satiété est de rigueur.

C’est même désobligeant pour la maîtresse de la maison “tamgart n wexxam” de ne pas se rassasier. Il est aussi un repas de communion. Il se prend en famille. On réserve la part des filles mariées absentes à la fête.

On dispose autour du plat commun des cuillères pour signaler leur présence.

A travers les génies gardiens, les forces invisibles participent au festin par des petites quantités déposées aux endroits précis, le seuil de la porte, le moulin de pierre aux grains, le pied du tronc du vieux olivier, etc. et la place du métier à tisser qui doit être impérativement enlevé à l’arrivée de yennayer.

Sinon les forces invisibles risqueraient de s’emmêler dans les fils et se fâcheraient. Ce qui est mauvais pour les présages.

R. N.

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Légende Le mythe de la vieille

Légende
Le mythe de la vieille

Dans l’univers culturel berbère, un drame mythique marque de sa forte empreinte Yennayer. Des histoires légendaires sont différemment contées au sujet d’une vieille femme. Chaque contrée et localité ont leur version. Les Kabyles disaient qu’une vieille femme, croyant l’hiver passé, est sortie un jour de soleil dans les champs et se moquait de lui. Yennayer mécontent, emprunta deux jours à furar et déclencha, pour se venger, un grand orage qui emporta, dans ses énormes flots, la vieille. Chez les Ath Yenni, la femme fut emportée en barattant du lait. Chez les Ath Fliq, il emprunta seulement un jour et déclencha un grand orage qui transforma la vieille en statue de pierre et emporta sa chèvre. Ce jour particulier est appelé l’emprunt “amerdil”. Le Kabyle le célébré chaque année, par un dîner de crêpes. Le dîner de l’emprunt “imensi umerdil” fut destiné à éloigner les mauvais esprits. A Azazga et à Bgayet (en Algérie), la période de la vieille “timgharin” durait sept jours. Le mythe de la vieille exerçait une si grande frayeur sur le paysan berbère au point que celui-ci, est contraint à ne pas sortir ses animaux durant tout le mois de Yennayer. Le pragmatisme a fait que les jours maléfiques furent adaptés par le Kabyle à l’organisation hebdomadaire des marchés dans les villages. Cette répartition du temps de la semaine est encore d’actualité. Chaque commune de la Kabylie possède son jour de marché. Pour l’esprit rationnel, le tabou de ne pas sortir les animaux s’explique plutôt par l’utilisation de la bête comme source de chaleur pour la famille durant le mois le plus froid de l’année. L’architecture intérieure de la maison traditionnelle étaye au demeurant cette argumentation. Le mythe de la vieille a marqué, d’Ouest en Est, les régions berbérophones. A Fès (au Maroc), lors du repas de Yennayer, les parents brandissaient la menace de la vieille si leurs enfants ne mangeaient pas à satiété : “La vieille de Yennayer viendra vous ouvrir le ventre pour le remplir de paille.” A Ghadamès (en Libye), “Imma Meru”, était une vieille femme laide, redoutée et malfaisante. Elle viendra griffer le ventre des enfants qui ne mangeaient pas des légumes verts durant la nuit du dernier jour de l’année, disaient les parents. Pour permettre aux jeunes pousses d’aller à maturité, l’interdit de les arracher s’applique par “Imma Meru a uriné dessus”. Etant conté différemment, dans la quasi-totalité des régions bérbérophones, le drame légendaire de la vieille de Yennayer a le même support culturel. Des traditions berbères liées au changement de l’année, se retrouvent dans plusieurs régions d’Afrique, voire du bassin méditerranéen. Elles s’apparentent parfois à de la superstition, néanmoins, elles participent à la socialisation des personnes, harmonisent et renforcent le tissu culturel. Des peuples d’identités différentes considèrent les divers rites de Yennayer faisant partie intégrante de leur patrimoine culturel.

Ahmed B.

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La population l’ayant d’autant consacré ainsi

La population l’ayant d’autant consacré ainsi
A quand une journée fériée ?

Au delà de son caractère festif, Yennayer reste avant tout, une constante identitaire. Cette dimension du calendrier berbère sciemment occulté est désormais une revendication populaire.

Qu’ils soient de la Kabylie ou des autres régions de l’Algérie, les citoyens aspirent à récupérer un pan de leur histoire. La reconnaissance par les plus hautes autorités du pays de Yennayer en tant que journée chômée et payée réconciliera à coup sûr, le peuple avec son histoire. Mais, à défaut d’une réelle volonté politique, l’histoire de l’Algérie restera otage des calculs politiciens étroits. Il faut encore patienter peut-être des années, pour que cette revendication populaire, du reste légitime, soit satisfaite. D’ici là, sur le plan “officieux”, Yennayer est bel et bien journée fériée. Dans la wilaya de Béjaïa par exemple, les élèves désertent les bancs de l’école et les fonctionnaires ne rejoignent pas leurs postes de travail. Il s’agit là d’une manifestation “muette” qui fait son chemin jusqu’au jour où les politiques daigneront enfin franchir les barrières idéologiques qui se dressent devant eux pour décréter Yennayer journée fériée. Mais, combien de temps faut-il encore attendre ? Peut-être longtemps. Il reste que la célébration de Yennayer en Kabylie et ailleurs vaut constat : les Algériens manifestent de mille et une manières leur attachement à cette date hautement symbolique et revendiquent par là, même sa reconnaissance sur le plan officiel. Cette année, Tamazgha célèbre encore une fois le nouvel an 2960 sous le signe d’une revendication identitaire. Plusieurs activités sont au menu des associations à caractère notamment culturel aux quatre coins de la wilaya de Béjaïa dont l’objectif est de réitérer la revendication de toute l’Algérie. Yennayer journée fériée. C’est une manière de maintenir au moins la flamme de Yennayer allumée !

D. S.

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27 novembre 2009

saha aidekoum 2009

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29 octobre 2009

Une cité antique, une ambition actuelle

Sour El Ghozlane
Une cité antique, une ambition actuelle

 

Depuis que le bruit a circulé de façon insistante sur la possibilité de promotion en wilaya-déléguée de la daïra de Sour El Ghozlane, les langues se sont déliées pour dire “la frustration” historique de certains habitants de la cité. La ville a toujours eu, dans ce vieux projet, une rivale de poids : la ville de Bousaâda qui fait valoir depuis longtemps son charme, son histoire et son envergure pour prendre sous ses ailes le couloir de la RN 8 séparant les deux cités.

Les dernières indiscrétions émanant du ministère de l’Intérieur réconfortent apparemment les deux protagonistes puisque les deux villes sont citées comme futurs chefs-lieux de wilaya-déléguées.

A 32 kilomètres du chef-lieu de wilaya de Bouira, la ville de Sour El Ghozlane donne l’impression, en cette fin de mois d’octobre, de sortir de sa torpeur et la poussière dans lesquelles elle s’est morfondue pendant tout l’été. Autour de cette ville de quelque quarante mille habitants par laquelle s’ouvrent les Hauts-Plateaux du centre, l’automne ensoleillé semble ravir ses couleurs au printemps.

Jouxtant les peupliers qui garnissent les berges de l’oued Lakhal, les champs de blé et les vergers, par leur verdure et leur floraison, donnent un éclat souriant au paysage. Ici, l’espace rural n’est pas loin du centre-ville.

A Becouche, Aïn Ameur, Oued Feham, Ilaouch El Ousfane, soit à peine trois kilomètres du cœur de la ville, commencent les bourgades et les hameaux qui entourent le périmètre urbain. Mieux encore, la belle pinède de Harhara, forêt suburbaine qui abrite la mythique maison forestière appelée Aïn Tebib, n’est qu’à 2 km du quartier Bouchlaghem.

En plus des aménagements urbains, la ville reçoit d’autres projets de développement dont la plupart sont inscrits dans le programme Hauts-Plateaux : un tribunal flambant neuf, un projet de réhabilitation des remparts de la ville et de l’ancienne caserne, construction d’un hôpital psychiatrique, station de traitement des eaux usées sur la route de Aïn Bessem réceptionnée il y a quelques mois, un programme d’habitat très consistant toutes formules confondues... etc. Sur la RN 8 (Alger-Bousaâda), une file de camions collés les uns aux autres serpente le long de la pente qui mène vers le col de Dirah.

Depuis quatre ans, ce genre de spectacle est devenu quotidien. D’immenses bouchons se forment de jour comme de nuit. Les poids lourds sont chargés de ciment (la cimenterie de Sour El Ghozlane est à 5 km de la ville sur le CW 127).

Mais, ils sont souvent aussi chargés de gravier ou de sable acquis auprès des carrières d’agrégats installées dans le périmètre d’El Hachimia. D’autres camions ramènent de la brique de Bousaâda pour les chantiers de bâtiment du Nord ou de la carotte produite dans le fertile périmètre agricole de Maâdher. En tout cas, les encombrements sur les deux routes (RN 8 et CW 123) sont devenus légendaires. A neuf heures du matin, la place publique, enserrée entre le jardin municipal et la mosquée, grouille déjà de monde. Des jeunes et des vieux investissent les lieux, qui en s’adossant au mur d’un café, qui en se tenant debout comme un “i” au centre de la place. Un ami, regardant la scène d’assez loin me fait remarquer que ce spectacle ressemble fortement à une préparation aux émeutes telles celles qui se déroulent un peu partout sur le territoire national.

Une cité en pleine mutation

La ville de Sour El Ghozlane est connue depuis la plus haute antiquité. Sous les romains, elle s’appelait Auzia. Les pierres tombales qui ornaient les sépultures des princes et notabilités romaines sont toujours là. Elles garnissent le jardin de l’ancienne sous-préfecture et les allées du jardin de la Pépinière. En 1854, les Français ont construit des remparts de défense percés de meurtrières et ponctués de 4 portes portant les noms des villes vers lesquelles elles sont dirigées : porte d’Alger, de Sétif, de Bousaâda et de Berrouaghia. Le centre-ville colonial est bâti sur une butte qui culmine à 886 m d’altitude. Ce chiffre est gravé sur une pierre angulaire d’un vieil immeuble qui abritait l’hôtel de ville. Aujourd’hui, il fait office d’un bureau de poste.

En plusieurs endroits, le mur menace ruine. Des brèches sont ouvertes par-ci par-là et des pans entiers du murs ont été arrachés par un travail de dépeçage auquel se sont livrés impunément des délinquants et autres truands aveuglés par le gain facile en vue de construire leurs propres villas avec des pierres taillées au début du 19e siècle !

L’extension de la ville pendant les années 1970/80 s’est faite vers l’Est, dans la direction  de Bordj Okhriss. Sur la rive droite de l’oued Lakhal, un nouveau quartier a vu le jour. C’est le “Geni”, plutôt prononcé “El Djeni”. Ce toponyme vient du nom de l’entreprise qui a construit les logements de ce quartier, Genisider.

Outre la route qui descend de Bab El Guardh (ou Porte de Sétif), le Géni est relié à l’ancienne ville par des escaliers construits au début des années 2000 et qui dévalent la route en contrebas de l’ilot de B’hiret Medjbeur jusqu’au vieux pont de l’oued, pont piétonnier sous forme de passerelle. Les maison du Geni sont de coquettes maisons sans étage — à de rares exceptions — construites en pierres taillées qui se passent allègrement du crépissage. Les rues et venelles séparant les maisons sont larges et propres. Des épiceries, des magasins, des ateliers de réparation pour matériel électroménager, des kiosques et des cafés y sont ouverts, contrairement aux nouvelles cités des “300” ou “500” logements situées à quelques encablures de là.

Les programmes du réaménagement du tissu urbain, d’embellissement de la ville et de la restauration de sites historiques tendent à réhabiliter la ville de Sour El Ghozlane.

Les deux infrastructures culturelles — le centre Houari-Boumediène et la Maison de jeunes Slimane-Amirat — sont appelées à jouer les grands rôles pour rassembler les jeunes autour des activités les plus saines et les plus motivantes.

Une campagne qui se ressource

La ville de Sour El Ghozlane est considérée comme la porte des Hauts-Plateaux du Centre à partir de laquelle s’ouvrent les horizons ocres et plats de la vastitude steppique. Le centre urbain commence à ressentir le poids de l’exode rural de populations qui ont quitté les communes voisines au milieu des années 1990, pour des raisons de sécurité, et sont venues s’installer en ville. Ce n’est qu’avec le retour de la sécurité au début des années 2000 et de la mise en œuvre des programmes de développement rural que la campagne commence à se repeupler graduellement. Avec le programme de l’habitat rural, soutenu par l’Etat à hauteur de 50 millions de centimes au début, puis de 70 millions de centimes depuis une année, les bourgades de la région ont changé de physionomie. Même si la typologie de construction est uniforme, la dispersion des demeures dans l’espace et les couleurs fantaisistes qui sont données à leurs façades créent une sorte de joie discrète et de sentiment de retour à la vie. En sortant de la ville de Sour El Ghozlane en direction du Sud, le col de Dirah, haut de 1 100 m d’altitude, marque pour nous la limite nette  entre le Tell et la Steppe. Hormis les poches de pinèdes issues des reboisements réalisés pendant les années 1980, la végétation se réduit de façon drastique à partir de cette altitude. Quelques buissons par-ci, quelques petits vergers enfoncés dans les berges de l’Oued Djenane par là, parsèment de grandes étendues de terres où les agglomérations sont trop dispersées pour apprécier sur-le-champ l’importance de la présence humaine. Les quelques hameaux qui composent ces contrées sont dissimulés derrière quelques buttes rocailleuses. Mais souvent, l’habitat reste isolé.

Il n’est pas rare de rencontrer deux maisons traditionnelles perdues dans la plaine et dont les toitures, vues de loin, se confondent avec les pâturages herbacés qui leur sont attenants. Ce qui, en revanche, marque sa présence physique de la manière la plus rituelle, c’est bien le cheptel ovin dont les troupeaux sont disséminés sur toute l’étendue des parcours steppiques.

A l’approche de l’Aïd El Kebir, les enchères montent pour moutons et béliers. Dans quelques jours, commenceront les petites foires itinérantes qui font circuler des centaines d’ovins, acquis à Sidi Aïssa, M’sila ou Biskra, autour des villages et bourgades pour non seulement proposer une bête à immoler, mais aussi susciter la demande en visant particulièrement les enfants que les parents auront du mal à décevoir.

Amar Naït Messaoud

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26 octobre 2009

décés de la doyenne de la localité selloum

Selloum
Décès de la doyenne de la localité

Selloum, village de la localité d’Aghbalou, ne compte pas moins de 6 centenaires Nna Dahlia Oucherki, 104 ans, L’hadj Bouaziz 103 ans, L’hadj Achour 100 ans et parmi eux, Nna Chabha Ourezki, qui vient de s’éteindre la semaine dernière.

La doyenne du village avait fêté ses 110 ans. Un record de longévité jamais enregistré auparavant dans la localité. Nna Chabha fut d’abord cette petite femme dont le seul nom évoque la sagesse et la bonne parole qu’elle avait des années durant. De nature affable et d’une gentillesse sans égal, elle a séduit tous ceux qui l’ont approchée. Elle avait toujours le mot juste pour accueillir le visiteur ou le simple citoyen qui s’adressait à elle. On parlait d’elle comme étant la grand-mère de tout le village. De son vrai nom, Chergui Chabha bent Arezki dit Nna Chabha Ourezki, est née à Selloum douar Aghbalou en 1898. Sa sœur, Djedjiga, a elle-même vécu 103 ans n’a tiré sa révérence en 2004 est décédée en 2004, tandis que sa cadette, Méalaaz  est vivante à ce jour. Mariée très tôt en 1939, elle ne s’est jamais remariée après le décès de son défunt mari. Elle a préféré consacrer sa vie à ses deux enfants Louisa née en 1928 et Bouaziz né en 1933 comme deuxième enfant et aussi ses neveux et nièces. Pour le secret de sa longévité, Yousef Challal nous en parle avec tristesse : “... Zith ouzemour, l’huile d’olive qu’elle consommait en grande quantité avec le massage quotidien de son corps et tout le temps”. La potion s’est avérée efficace, pour preuve, elle garde par ailleurs toutes ses capacités physiques et morales, malgré son âge et elle ne souffrait ni de diabète ni de cholestérol.

Son enterrement s’est déroulé lundi passé en milieu de journée au cimetière de son village natal. Un enterrement qui a vu la présence d’une foule nombreuse venue rendre un ultime hommage à Na Chabha, la grand-mère de tout le village. Avec le décès de la doyenne de Selloum, c’est tout le village qui perd un des gardiens de son authenticité et de sa mémoire.

Slimani Djamel

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Takerboust Aghbalou Grève de deux jours dans l’ensemble des établissements scolaires

Takerboust Aghbalou Grève de deux jours dans l’ensemble des établissements scolaires
Les parents d’élèves montent au créneau

Takerboust Aghbalou Grève de deux jours dans l’ensemble des établissements scolaires Les parents d’élèves montent au créneau Le secteur de l’éducation dans la wilaya de Bouira a été encore une fois secoué par un mouvement de protestation, le énième a être enregistré depuis la rentrée scolaire. Hier matin, les établissements scolaires du primaire, du moyen et du secondaire du chef-lieu de la commune d’Aghbalou ont été paralysés par une grève initiée par les parents d’élèves du CEM Tazaghart-Achour. Cette grève, et comme nous l’avions rapporté dans notre édition d’hier, devrait initialement toucher le collège, mais elle a fait boule de neige puisqu’elle a très vite gagné les autres établissements scolaires de Takerboust. Ainsi, un arrêt de cours a été observé durant toute la journée d’hier, au niveau des trois écoles primaires que compte la localité et du lycée et ce débrayage devrait se poursuivre aujourd’hui. Selon les parents d’élèves du collège Tazaghart-Achour, la décision de recourir à la grève a été mûrement réfléchie et a été prise à l’unanimité lors de l’assemblée générale qui s’était tenue vendredi dernier. Par cette action, expliquent-ils, ils veulent attirer l’attention des responsables de la direction de l’éducation sur les conditions jugées plus que lamentables dans lesquelles leur progéniture est scolarisé. “Nos enfants suivent leurs cours dans des salles très dégradées et en l’absence de l’eau potable et du chauffage”, nous avoue un parent d’élève. Et d’ajouter : “La situation se complique davantage pour les élèves une fois l’hiver installé, du fait de la vétusté de la boiserie et de la dégradation des classes qui sont souvent submergées par les eaux de pluie qui s’infiltrent de partout. En plus du froid qu’ils ont à supporter, les enfants s’exposent à des risques d’électrocution”. Pour sa part, un autre parent soutient que cet établissement édifié au début des années 1980, devrait être fermé car selon lui, l’infrastructure est dans un état de dégradation très avancé et ne répond pas aux normes. Par ailleurs, et à côté de tout cela, certains parents, eux, évoquent un autre problème, celui de la surcharge des classes. Un écueil qui s’est longtemps posé au niveau de cette localité, ce qui a amené les autorités locales à inscrire un nouveau collège au chef-lieu communal. Cependant, et à cause de beaucoup de contraintes, notamment l’absence d’assiette foncière, le lancement des travaux de sa réalisation ont pris énormément de retard. Et en attendant la concrétisation de ce projet tant attendu, les responsables de la DE devraient solutionner les problèmes qui se posent au niveau de l’actuel CEM et ce, afin de permettre aux élèves de suivre leur scolarité dans de bonnes conditions. C’est en tout cas, le souhait exprimé par les parents d’élèves. A signaler qu’un sit-in est prévu aujourd’hui, devant la direction de l’éducation.

                                                                                                                   Djamel M

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24 octobre 2009

Irresponsabilité au sein de l’APC d’Aghbalou

Irresponsabilité au sein de l’APC d’Aghbalou

Par : D.Messaoudi

Dois-je rappeler que le maire est élu par les citoyens afin de servir les citoyens ? Le P/APC d’Aghbalou semble avoir oublié sa mission, sinon comment se fait-il qu’un citoyen en litige avec d’autres citoyens lui adresse une plainte il y a plus d’un mois et lui préfère couver dans son bureau en gardant un silence méprisant à l’égard de la requête du plaignant ?

L’affaire qui m’oppose aux marchants ambulants, aux commerçants d’en face et aux revendeurs de poisson et de poulet est grave dans les dommages qu’elle m’occasionne et facile à gérer et à lui trouver des solutions.

Dommages occasionnés :

  1. Le côté sud de la rue étant quotidiennement occupé par les véhicules et leurs marchandises, en plus des clients, des poids lourds, chargés de surcroît, devront serrer vers le côté bas jusqu’à passer sur le trottoir, du côté de ma maison. Sachant que celle-ci possède une cave, un de ses murs sert aussi d’un mur de soutien à la rue. Le passage d’un poids lourd chargé sur la rue cause déjà des vibrations dans toute ma maison qui, par le temps, se fissure. Que dira-t-on alors du passage de ce même type de véhicule sur le trottoir construit sur ce mur de soutien ? Ce n’est pas nécessaire d’être architecte pour connaître la réponse.

  1. Les marchandises telles que l’ognon et la paille produisent des masses de déchets qui, par l’effet des vents, s’éparpillent et s’introduisent dans mes locaux et ma maison.

  1. Une demi heure avant leur départ, les marchants en question mettent les moteurs de leurs véhicules en marche. Il s’ensuit que je suis dérangé non seulement par le bruit amplifié par la forme sphérique de la rue située entre nos habitations, mais aussi par la fumée des échappements qui monte et s’infiltre avec l’air dans l’intérieur de ma maison. Là encore, on n’a pas besoin d’être des génies en physique pour comprendre le phénomène.

  1. Comparée aux autres rues du village, notre rue connaît plus de problèmes liés à l’encombrement ; il ne se passe presque pas une seule journée sans qu’une bagarre éclate entre les passagers parmi les automobilistes ou entre ceux-ci et les camionneurs qui ravitaillent les commerçants ayant loué mes locaux. Même moi je me retrouve malgré moi entraîné dans ces conflits toutes les fois que j’ai des matériaux de construction à décharger. Je n’ai droit même pas à 10 ou 15 minutes de stationnement paisible face aux occupants illégaux de la rue, alors que je suis le propriétaire de la maison qui donne sur cette rue ! J’en ai vraiment marre de devoir crier chaque jour pour me faire de la place.

  1. Les revendeurs de poisson, souvent en nombre de quatre, étalent leur marchandise sur le trottoir et y déversent continuellement de l’eau pour la rafraîchir ; il s’ensuit qu’un mélange d’eau et de sang court le long du trottoir jusqu’à l’angle ouest de ma maison où il forme une flaque avant de descendre dans la rue  et continuer sa course devant ma maison jusqu’à l’ouverture du puisard situé à l’autre angle de ma demeure. Non nettoyé et la chaleur de l’été aidant, le trottoir pue l’odeur du poisson pourri et des hordes de mouches tournoient sur les lieux et envahissent mes locaux et ma maison. Encore une fois, on n’a pas besoin d’être des docteurs en médecine pour savoir que la santé publique en général et la santé de ma famille en particulier est mise en péril.

  1. Les commerçants de poulet, qui n’apparaissent heureusement qu’à l’approche des fêtes religieuses, provoquent autant de dégâts ; ils quittent les lieux en laissant derrière eux le plumage, les excréments et le sang des poulets égorgés. Parfois, ils osent même jeter au bas de la rue (dans la propriété d’Ath Qassi ou celle de Younes Messaoudi) des poulets mort de maladie ou d’épuisement. Si le poulet n’est pas aussitôt dévoré par les chiens ou les chats, les habitants de ce lieu ont alors droit à de bonnes doses d’odeur du pourri.

Solutions proposées:

1-     A leur venue au matin, les marchants devront éteindre les moteurs de leurs véhicules aussitôt garés. En se préparant au départ, ils ne devront allumer les moteurs qu’à cinq minutes du démarrage ; c’est amplement suffisant pour remplir les bouteilles à gaz des freins et c’est moins dérangeant en terme du bruit et des gazes d’échappement pour les habitants des lieux.    

2-     Les marchants ambulants déchargeront et étaleront leurs marchandises sur le trottoir puis emmèneront leurs véhicules à leurs garages. De cette manière, la rue gardera ses deux voies et aucun embouteillage ne sera provoqué. A l’heure du départ, les marchants ramèneront leurs camions pour charger leurs cajous vides, nettoieront la place et repartiront.

3-     Les marchants de poisson étaleront leur marchandise sur un récipient métallique qui accueillera les eaux usées et les déversera à travers un tuyau dans un bidon. Une fois celui-ci rempli, il sera déversé directement dans le puisard le plus proche. Ainsi, le trottoir restera propre et la santé publique sera préservée.

4-     Les marchants de poulet devront aussi utiliser un récipient pour le sang des poulets égorgés. Quand un poulet meure, ils devront le brûler complètement au bas côté de la rue ou l’emmener avec eux au départ pour le jeter hors du village.

Comme vous voyez, tout problème a une solution. Il suffit de la bonne volonté des uns et des autres pour mettre fin aux conflits. Et le P/APC, en tant que magistrat suprême de la commune, devra mobiliser ses services afin de mettre fin définitivement à toute situation qui pourrait mener vers l’irréparable. Sinon, il aurait trahi la confiance des citoyens qui l’ont désigné pour gérer leurs affaires.

Pour finir, je suis conscient de l’intérêt de ces commerçants pour mes co-villageois – c’est pourquoi ceux-ci les défendent avec acharnement – ; cet intérêt me touche aussi en tant que propriétaire des locaux commerciaux, puisque notre rue devenue une rue commerçante attire des clients, mais tout cela ne doit pas justifier l’existence des embouteillages, de la saleté et de tant d’autres désagréments qui nous empoisonnent la vie dans notre quartier

                                                                                sours/http://ffsaghbalou.blog4ever.com

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17 septembre 2009

Rachid Oulebsir, auteur du roman Les Derniers Kabyles, à l’honneur

Béjaïa-café littéraire
Rachid Oulebsir, auteur du roman Les Derniers Kabyles, à l’honneur

 

Au moment où les gens se pressent de quitter leur pays, que le phénomène harraga est à la mode, prend de une ampleur et même des tournures douloureuses et dramatiques, Rachid Oulebsir, dans son roman intitulé  Les derniers Kabyles  sorti le mois de juin 2009 chez Tira Editions, nous présente un personnage dont la décision est de se réinsérer dans sa société pour l’aider, par son savoir et son érudition, à transiter vers la modernité.

Comme disait si bien Gramsci : “Le vieux monde se meurt. Le nouveau monde tarde à paraître.” En effet, c’est cette problématique que Rachid Oulebsir nous expose dans son roman.

Les Derniers Kabyles construit sur le “Je” nous rapproche de l’écriture autobiographique. En effet, l’histoire racontée par le narrateur ressemble beaucoup à la vie de l’auteur telle qu’elle apparaît dans la 4e de couverture du livre.Rachid Oulebsir nous raconte l’histoire d’un intellectuel qui renoue avec le confort citadin, pour vivre ce que l’auteur appelle les “derniers instants de la société kabyle”. Sa décision prise, il quitte Alger et laisse tomber son travail, ses amis, Linda sa compagne, pour se réinstaller à Ighil. Le livre est construit sur 12 parties, agencées de sorte à créer une harmonie et un plaisir de lecture. Dans chaque partie, l’auteur nous invite à visiter sa société à travers une pratique, un métier, une tradition : le retour, transhumances, l’Agora. La fête de l’eau, le cercle de bénédictions… sont les titres des parties parmi d’autres qui placent le lecteur au cœur de la société kabyle.

Ecrits dans un style simple, limpide, Les Derniers Kabyles est un roman facile  à lire et passionnant.

Pour arriver à ce projet d’écriture, Rachid Oulebsir a réalisé de nombreux reportages sur les métiers traditionnels, les rites et les coutumes kabyles pour les journaux le Matin et La Dépêche de Kabylie. Diplômé des universités Paris-Nord, Paris-I-Sorbonne, en économie des ressources humaines en 1978, Rachid Oulebsir a rompu avec le milieu universitaire au début des années 1980, pour réaliser son rêve, vivre en Kabylie, dans son Tazmalt natal. Correspondant de presse depuis 1991, il a édité en 2008, une étude sur l’olivier en Kabylie chez les éditions Hannatten. Les Derniers Kabyles est un roman de format A5 et de 347 pages. La couverture est illustrée par une jolie photo d’un ancien village kabyle disponible dans les librairies au prix de 650 DA, sa lecture est fortement recommandée.A noter que ce livre est soutenu par le département du livre et de la lecture publique  du ministère de la Culture.

Lamia Otmani

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Ath Khrouf, un trésor abandonné

Bouira Haizer
Ath Khrouf, un trésor abandonné

 

Il est des villages kabyles qui, perchés du haut de leurs collines, semblent figés dans le temps. Des hameaux qui, désertés par leurs habitants durant la décennie noire demeurent à l'abandon, sans entretien aucun, face aux rudes conditions climatiques de la région qui érodent saison après saison, année après année les habitations.

Ath Khrouf est l’un de ces villages parmi tant d'autres, qui a connu un exode massif de sa population. Distant d'une dizaine de kilomètres de la commune de Haïzer, en pleine montagne, le hameau composé à l'époque d'une quarantaine de foyers demeure inhabité à ce jour, malgré les efforts de quelques-uns de ses anciens occupants pour le repeupler.

C'est justement en leur compagnie que nous avons été à la découverte de cet endroit. Après avoir dépassé Aïn Alouane, sur la RN 33, un petit village d'Ath Khrouf, où nous apercevons quelques personnes affairées à rénover leurs habitations, nous parvenons à destination.

En arrivant sur les lieux, nous constatons d'emblée ce qui avait dû être auparavant un village où il faisait bon vivre. Ce qui était, il y a quelques années de cela, une zone à vocation agropastorale est devenu un vaste espace, complètement en jachère, où petit à petit, la forêt reprend ses droits. Une bâtisse construite en dur se dresse à l'entrée du village. "C'est l'ancienne école qui est devenue par la suite un dispensaire et qui est maintenant à l'abandon", révélera Slimane, un de nos guides. En avançant dans des allées en pierres Dda Moh, 67 ans, bon pied bon œil, nous montre ce qui était à l'époque son verger. "Avant se dressaient ici figuiers, grenadiers, pêchers et autres arbres fruitiers. Il fut même une époque ou chaque samedi, nous vendions les produits maraîchers de nos récoltes, au marché hebdomadaire de Bouira.

Aujourd'hui, seuls les oliviers subsistent, enfin ceux épargnés par la neige." Une neige qui a même fini d'achever les quelques ruchers subsistants.

Des maisons traditionnelles kabyles, construites en terre et en pierre et qui sont partiellement ou entièrement détruites, témoignent d'une époque prospère. "Targa" (canal d'irrigation), qui alimentait jadis le village en eau potable se devine au détour du sentier, malgré les ronces et les broussailles qui l'ont littéralement envahie. "Nous souhaiterions faire renaître le village, mais pour cela il reste beaucoup à faire... pour la réhabilitation de ces lieux, nous avons même sollicité les autorités de la wilaya qui se disent prêtes à nous aider mais pour la réalisation d'habitations groupées.

Cependant, comme les terrains appartiennent aux privés, ces derniers refusent l'implantation de bâtiments sur leurs propriétés, ils arguent le fait que cela défigurait le site pittoresque... nous ne désespérons pas de voir aboutir nos efforts grâce au FNDRA qui pourrait aider les personnes désirant revenir habiter ici”, confiera Hammouche, un de nos accompagnateurs. Il est vrai que la région réserve de multiples potentialités dans différents domaines aussi bien agricoles, pastorales que touristiques. Eh oui, il faut savoir qu'à une certaine époque des étrangers affluaient en cet endroit de haute montagne, et pour cause, en plus du paysage féerique qui s'offre aux visiteurs, le site possède une attraction touristiques qui, à ce jour, n'a toujours pas révélé ses secrets. Il s'agit de Lalla Mimouna et de ses incroyables légendes.

   

La légende deTazrout n’Sidi Ali Bounab

 

A la sortie du village d'Ath Khrouf, nous empruntons un sentier abrupt qui nous mène en direction de Lalla Mimouna, une immense falaise qui se dresse au loin, mais avant d'y parvenir, il faut d'abord traverser un oued. En remarquant un gigantesque rocher gisant dans la rivière en furie, nous interrogeons Slimane sur l'origine de ce roc ouvert en deux où coule l'oued. "Ce rocher a toujours suscité la curiosité des visiteurs, la légende veut qu'à une ancienne époque, un berger qui habitait ici a reçu la visite d'un étranger, un saint homme qui s'appelait Sidi Ali Bounab.’Le berger étant très modeste et ignorant à qui il avait à faire, invita son hôte à déjeuner en lui demandant ce qu'il désirait manger.  Ce dernier lui répondit qu'il se nourrissait uniquement de cœurs purs. Le berger visiblement prêt à tout pour satisfaire son invité décide d'égorger une de ses bêtes pour lui extraire son cœur. `

En s'apercevant qu'une chèvre ne suffirait peut-être pas à rassasier l'étranger, il en égorgea une dizaine.

Le soir venu, l'invité interrogea le berger en découvrant le plat de cœurs spécialement préparé à son intention. Le saint homme lui répondit alors qu'en se nourrissant de cœurs purs, il voulait dire par là qu'il puisait son énergie auprès des âmes charitables, et de ce fait il pouvait se passer de manger. Le lendemain matin, dès l'aube Sidi Ali Bounab demanda au berger ce qu'il lui ferait plaisir, ce dernier toujours aussi humble, lui dit qu'il n'avait besoin de rien et qu'il allait irriguer son jardin comme à l'accoutumée. Mais pour cela il fallait contourner l'immense rocher pour aller chercher de l'eau. En voyant le pauvre berger escalader le rocher et faire des détours éreintants avec ses outres en bandoulière, le saint homme munit de son bâton, frappa à deux reprises sur le rocher qui s’ouvrit en deux. Depuis ce jour, l'eau de l'oued permet aux villageois d'entretenir jardins et vergers." Aujourd'hui encore cet endroit porte le nom de Tazrouts n Sidi Ali Bounab et même si la logique voudrait que ce rocher se soit fendu lors de sa chute dans l'oued, la légende persiste et se transmet de génération en génération.

Après avoir franchi l'oued, nous grimpons une pente raide, avant de parvenir sur le site de Lalla Mimouna. Une fois arrivés, nous ne regrettons pas d'être au sommet. A perte de vue des paysages magnifiques s'étalent aux pieds des visiteurs.

Le barrage de Tilesdit, dans la commune de Bechloul, pourtant grandiose, apparaît au loin comme une vulgaire flaque d'eau. Nous questionnons nos guides sur l'origine du nom Lalla Mimouna, et c'est Dda Moh qui nous répond : "Cette femme étrangère à la région accomplissait des miracles, et son origine remonte au XVIe siècle”. L'immense falaise de granit qui s'élève devant nos yeux recèle bon nombre de cavités et autres grottes. Cependant, l'une d'entre elles attirera particulièrement notre attention. Surélevée à quelques mètres du sol, une excavation naturelle, à l'intérieur une statue en pierre représentant un personnage tout droit sorti de la mythologie. Tsseryel (ogresse) nous indique Slimane, visiblement très branché légendes et autres récits merveilleux. Avec une tête d'ogresse, telle que l'on peut l'apercevoir dans des contes illustrés pour enfants, et un corps d'un mammifère, la statue de pierre semble veiller sur la tranquillité des lieux. "A l'époque, on raconte que de nombreuses personnes avaient investi l'endroit à la recherche d'or, Lalla Mimouna a fait apparaître une créature pour décourager les prospecteurs et mettre un terme à cette ruée vers l'or", raconte Slimane. Pour Dda Moh qui connaît le site depuis son enfance, l'endroit est magique : "Regarde ces deux rondins de bois qui obstruent l'entrée de la grotte, les anciens les ont toujours vus et depuis le début du XIXe siècle, ces bouts de bois n'ont même pas pourri".

 

Des grottes magiques 

A quelques mètres de là, d'autres petites cavités où, auparavant se nichaient des essaims d'abeilles, nous affirme notre interlocuteur. "... C'était le bon vieux temps...." Arrivés dans ce qui semble être les entrailles de la falaise de granit, une rivière surgit de l'intérieur et laisse s'écouler une eau claire et limpide. Une légère halte s'impose le temps pour Slimane, Hammouche, Ali et Dda Moh de se désaltérer et de nous expliquer les rituels propres aux croyances de Lalla Mimouna. "Ici se trouvent deux tunnels, un pour les hommes, l'autre pour les femmes.”

Ces embouchures paraissent de faibles diamètres, mais pourtant, elles permettent à des personnes de fortes constitutions physiques de s'engouffrer à l'intérieur. Toutefois, si des personnes malfaisantes, même minces, veulent se livrer à cet exercice, elles resteront coincées, tandis que d'autres personnes obèses, si elles ont le cœur pur et la foi, pourront pratiquer cette ziara. Pour prouver ses dires, Dda Moh joindra le geste à la parole, et se prêtera à une démonstration digne d'un véritable exercice de contorsionniste.

Une ziara à laquelle s'adonnaient et s'adonnent encore aujourd'hui de nombreux visiteurs en quête de guérison. De même pour l'embouchure réservée aux femmes stériles et, qui paraît-il, après le passage sept fois de suite dans ce boyau, retrouvent le pouvoir d'enfanter. Des lambeaux de tissus accrochés sur les parois ainsi que des bougies témoignent des us et coutumes pratiqués ici depuis des siècles.

Dans une grotte plus spacieuse que les précédentes, de l'eau s'écoule de la voûte. "C'est de l'eau aux vertus miraculeuses, ceux qui sont atteints d'acnée et autres tumeurs dermatologiques guérissent au contact de cette eau", nous dira Slimane.

En sortant de cette galerie "magique", nous apercevons une autre anfractuosité appelée Ifri vou tqelalt où un rocher de forme ovoïde semble suspendu à la voûte par on ne sait quel miracle. Un figuier, pourtant, pousse allégrement entre cette coupole et le rocher qui menace de tomber sur le sol à n'importe quel moment.

"A maintes reprises, des personnes ont tenté de faire tomber ce rocher en vain, même à l'époque coloniale des militaires français ont essayé à l’aide de grenades et des tirs de roquettes sans y parvenir", dira Slimane d'un air mystérieux.

A l'extérieur, la journée est radieuse, ce qui accentue la beauté du site. Des aigles et des émouchets effectuent des vols planés au-dessus de nos têtes. En face, Taddart Inedjaren, un hameau déserté par ses habitants. Ali nous révèle qu'un projet doit voir le jour incessamment. "Le Parc national du Djurdjura s'est engagé à réaliser une route pour faciliter l'accès en cet endroit et nous n'avons de cesse de solliciter les différents responsables pour réhabiliter les lieux.

Une route avait commencé à être aménagée par les Français durant l'ère coloniale, mais au lendemain du déclenchement de la Révolution les travaux avaient été interrompus et n'ont jamais repris.” Sur de nombreuses parois, des crochets d'alpinistes témoignent d'une époque où l'escalade et les sports d'ascension faisaient le bonheur des étrangers en mal de sensations fortes. Pourtant un site pareil mériterait d'être connu du grand public, pour peu que les autorités concernées prennent conscience de la nécessité d'investir dans ce joyau touristique.

En attendant un signe positif des services publics, nos guides ont créé une association pour l'environnement et comptent bien remettre une note d'optimisme dans cette région abandonnée même par ses anciens habitants.

Hafidh B.

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03 septembre 2009

La Kabylie connaît ses wilayas délèguées

Nouveau découpage administratif
La Kabylie connaît ses wilayas délèguées

l Azazga, Draâ El-Mizan, Azeffoun, Aïn El-Hammam (Tizi-Ouzou)

l Akbou, Kherrata (Béjaïa)

l Aïn Bessam, Sour El-Ghozlane, Lakhdaria (Bouira)

Tizi-Ouzou s’est taillée la part du loin dans le nouveau découpage administratif dont le projet a été soumis avant-hier en Conseil de gouvernement, pour étude et élaboration. En effet, dudit projet présenté par le ministère de l’Intérim, Yazid Zerhouni, devant les ministres, il ressort que la wilaya de Tizi-Ouzou sera dotée de quatre nouvelles wilayas déléguées, il s’agit des daïras d’Azazga, Aïn El-Hammam, Azzefoun et Draâ El-Mizan. L’information révélée hier par un confrère a surpris certains observateurs car s’il était presque quasi certain pour les daïras de Draâ El-Mizan et Azazga de devenir des wilayas déléguées, il n’en est pas de même pour Aïn El-Hammam et Azeffoun même si ces dernières méritent amplement ce nouveau statut au vue de la densité de la population et leur emplacement géographique.

Akbou - Kherrata, deux wilayas déléguées à Béjaïa

Si la wilaya de Tizi-Ouzou bénéficie de quatre wilayas déléguéés, Béjaïa en aura deux. Le projet de Zerhouni fera des daïras d’Akbou et Kherrata, deux nouvelles wilayas déléguées alors qu’à Bouira, Aïn Bessam, Sour El-Ghozlane et Lakhdaria auront également le statut de wilayas déléguées, selon les mêmes sources qui indiquent que les wilayas déléguées seront dotées de toutes les direction nécessaires qui auront à leur tête des directeurs exécutifs délégués dont le contrôle sera légué à l’assemblée populaire de wilaya.

Ces directeurs délégués seront installés par décret exécutif de même que les walis dont la nomination sera régie par les mêmes dispositifs.

Le projet présenté par le ministre de l’Intéreur fait également état de la promotion de 95 daïras au rang de wilayas déléguées.

A l’image d’El Eulma et Aïn Oulmane, dans les wilayas de Sétif, Bordj Ménaeïl et Dellys à Boumerdès, Raïs El-Oued à Bordj Bou-Arréridj, alors qu’Alger, la capitale n’a pas été touchée par le nouveau découpage.

A. Z.

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Emission spéciale sur l’écologie en Kabylie

                                      Emission spéciale sur l’écologie en Kabylie

RADIO-PAYS (93.1 F.M) organise le dimanche 6 septembre 2009, de 19 à 22 heures, une émission spéciale sur l’écologie en Kabylie (direct web : www.radiopays.org).
Hamid, le journaliste et présentateur de l’émission attend vos réflexions et vos suggestions !
De nombreux artistes participeront à cette émission et soutiendront ce projet "Pour une Kabylie propre !"

Cette action concerne  l’ensemble des villages. Il s'agit de sensibiliser sur le recueil des ordures ménagères, pour une journée de volontariat, avec l’aide des responsables locaux, de la mise en place de services de ramassage des ordures  et acheminement vers des décharges publiques spécifiques, le nettoyage des broussailles et élagage des arbres des forêts afin d’éviter les incendies, rendre nos plages accessibles...

A vous de dire comment. Vous voulez rendre plus belle la Kabylie et ce que vous-même vous êtes prêt à faire !

Imaginez des bois plus verdoyants, ombragés,  plus productifs, des sentiers plus praticables, des routes nettes et soignées, la senteur exacerbée des herbes, des fruits et des fleurs, des ruisseaux aux eaux plus claires, une mer bleu azur

La Kabylie dans toute sa splendeur !

Radio-pays 93.1 F.M 01 48 59 22 12
Technik@Radiopays.org

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02 septembre 2009

Avis aux militants de tous bords

                     Avis aux militants de tous bords

Action au quotidien

Organisateur :

Lounis Aït Mouloud

Type :

Causes - Manifestation

Réseau :

Mondial

Heure de début :

mardi 1 septembre 2009, à 09:30

Heure de fin :

jeudi 31 décembre 2009, à 12:30

Lieu :

Algérie

Description

Appel à contribution pour le soutien des associations (libres et pacifiques) suivantes:

1) La propreté : 1er signe de civilisation
- Aider au nettoyage des places publiques.
- Notre image c aussi celle de la place où nous vivons.

2) Lutte contre la conduite dangereuse sur les routes

3) Promotion de la fonction de Psychologue
- Banalisation de la consultation psychologique
- Formation de psychologue
- Les troubles maniacodépressif : les vrais chiffres ?

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Bouira Investissements

Bouira Investissements
Un avenir prometteur ?

 

La wilaya de Bouira a longuement été paralysée en l’absence d’investisseurs qui avaient boudé la région. Une région durement frappée par le terrorisme intégrisme mais aussi par la gabegie de certaines administrations qui avaient sombré dans la bureaucratie.

Le décor ainsi planté, inciter les investisseurs à faire fructifier leurs financements n’était pas chose aisée. D’autant plus que la wilaya de Bouira est composée essentiellement de communes rurales. De ce fait, la rareté du foncier fait que les autorités locales éprouvent énormément de difficultés pour implanter des projets d’utilité publique. Depuis l’installation de M. Bouguerra, wali de Bouira, les autorités ont tenté de booster l’économie locale en développant le secteur de l’investissement et en faisant appel aux opérateurs économiques. La création de multiples minis zones d’activité à travers différentes communes est une politique mise en place par le premier magistrat de la wilaya. Mais les erreurs du passé ont vite repris le dessus, car le foncier existant auparavant et attribué par le Calpi dans le cadre de l’investissement, a révélé plusieurs failles. Par exemple, au début des année 2000, un jeune algérois avait bénéficié de 25 hectares dans la commune de Oued El Berdi, pour l’élevage des autruches. Un projet qui parait, de prime abord farfelu mais qui avait toutefois convaincu les responsables du Calpi. En fait  d’élevage, le jeune investisseur avait ramené 4 spécimens qui fin 2004, avait disparu de la circulation. La dernière autruche s’était évadée de son enclos et ce sont des citoyens de Bechloul qui l’avait capturée. Une supercherie qui avait été mise à jour et dont la presse en avait fait les échos.

Les autorités locales ayant menées leur enquête il s’est avéré que le jeune algérois avait loué les 25 hectares à un subdivisionnaire agricole, qui avait investi dans la pomme de terre et dont les bénéfices étaient partagés entre les deux compères. Dans la daïra de Lakhdaria, une zone d’activité existe mais sur les 20 investisseurs recensés, seuls deux ont réussi à implanter leurs projets. La wilaya a pris l’initiative de créer une mini zone à Taliouine, entre Kadiria et Lakhdaria. Malgré toutes ces directives officielles, l’investissement se fait toujours autant désirer, d’autant plus que dans toutes les communes rurales, le problème du foncier se pose avec acuité, que les terrains accidentés ne se prêtent pas à l’investissement et qu’il est rare de dénicher une assiette de 20 à 30 hectares pour implanter un projet digne de ce nom.

Des contraintes qui sont hélas monnaie courante et les mini zones jusque-là créées, ne sont pas toujours viabilisées. De ce fait, les rares investisseurs qui se sont manifestés et dont les dossiers ont été validés par l’ensemble des commissions de wilaya sont dans l’expectative. La zone industrielle de Sidi Khaled disposant de 300 hectares avait l’ambition de devenir une zone industrielle régionale depuis le début des années 2000. Drôle d’ambition lorsqu’on apprend que sur les 28 investisseurs inscrits seuls, 8 ont réalisé leurs projets, et pour cause, les commodités telles l’eau potable, le gaz et l’électricité étaient jusque-là inexistantes. Pendant toutes ces années, les responsables concernés était occupés à se rejeter mutuellement la balle.

Courant du mois d’août dernier, le ministère de l’Industrie a accordé à la zone industrielle de Sidi Khaled une enveloppe de 43 milliards de centimes pour son aménagement. Le tracé des voies et l’alimentation en eau potable à partir du barrage de Tilesdit sont programmés de même qu’une voie expresse qui doit la relier à l’autoroute. Toujours dans cette zone industrielle, les investisseurs qui ont prononcé leur désirs d’y implanter leurs projets ont été confrontés à l’opposition d’une dizaine de familles expropriées de cet endroit.

Pour ce projet d’utilité publique, l’Etat a indemnisé les riverains mais ces derniers ont eu recours à la justice pour demander réparation.

Malgré une décision de justice en faveur des autorités, les familles ont créé moult problèmes aux investisseurs et ce n’est que tout récemment que la gendarmerie a été instruite pour faire régner l’ordre et faire respecter la décision de justice. Parmi les 6 investisseurs, il se trouve un groupe algéro-italien, et même M. Rebrab. Justement pour ce dernier dont la notoriété a largement dépassé les frontières, sa présence à Bouira est une véritable bouée de sauvetage. Une opportunité que les autorités de wilaya ont saisie au vol. En effet, cet investisseur est en train de réaliser plusieurs projets d’envergure à travers les communes du territoire de la wilaya de Bouira. La zone de froid agro alimentaire, première du genre en Afrique sera inaugurée au mois de décembre prochain. Par ailleurs, l’investisseur compte en réaliser deux autres en 2010, l’une à El Khroub, Constantine et l’autre à Larbaâ, Blida.

Cette zone de logistique située à Nessis, commune de Bouira s’étend sur une superficie de 17 hectares et dont le coût de réalisation est estimé à 300 milliards de centimes. Selon la fiche technique de ce projet, la zone recevra 1 000 camions (semi-remorques) par jour. Un autre projet du même investisseur est un hypermarché dont l’inauguration est prévue au mois de décembre et qui créera 500 postes d’emploi directs. A Ahnif, le groupe Rebrab a fait l’acquisition d’une parcelle de terre de 10 hectares pour y implanter une unité de transformation de verre. Dans la commune de Oued El Berdj, le même investisseur réalise actuellement une méga boulangerie distribués vers plusieurs centres commerciaux du pays. Au chef-lieu de wilaya, M. Rebrab envisage de démolir l’ex-dépôt de Cevital pour y ériger une tour “Business Center” qui accueillera bureaux, sièges de son entreprises et des locaux et espaces destinés aux assurances et aux banques. Ces différents projets sont une aubaine pour la wilaya de Bouira qui aspire à être au diapason des autres wilayas limitrophes en matière d’investissements, à l’exemple de Rebrab ? C’est le souhait des milliers de chômeurs de la wilaya de Bouira qui aspirent désespérément à trouver un emploi mais surtout pour rebooster l’économie locale qui en a pris un sacré coup dans l’aile durant la dernière décennie.

Hafidh B

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22 août 2009

RAMADHANE MOUBAREK

Ramadhane Moubarek

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27 juillet 2009

Des aspects de tameghra

Des aspects de tameghra
Comme si vous y étiez
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Djamel et Ferroudja se connaissent depuis près de sept ans. Au tout début, et même si dans leur entourage, on soupçonnait chez eux de l’amour,  leur relation était plutôt amicale. C’est du moins ce que nous affirme le couple. De toute façon, quelle que soit la nature de leur relation, elle ne tardera pas à se transformer en thayri. Mais, contrairement à ce que déclament les poètes, l’amour à lui tout seul ne suffit pas pour fonder un foyer.

A l’instar d’autres jeunes qui envisagent ad bnun axxam (fonder un foyer),  il leur fallait attendre quelque temps, le temps de faire des économies. Cela n’a pas été facile, mais ils y sont arrivés.  Ils retiennent, en janvier dernier, une date pour leur nuit de noces. Le mariage est prévu pour juillet. Et nous  sommes conviés. En plus, nous avons la chance d’assister, pour ainsi dire, aux deux revers de la fête : le mercredi, chez Ferroudja et jeudi chez Djamel.

L’audace de Ferroudja

Le village de tislit (la mariée) ressemble à tout les tuddar de la Kabylie.  Il n’a pas été difficile pour nous de retrouver axxam n tmeghra. En fait, là où il y a foule, il y a fête. Nous sommes accueillis par Dda Slimane, le père. Notre hôte nous invitera à prendre place dans une salle où il n’y a pas grand monde. Arrive en même temps que les  rafraîchissements – nous en avions tellement besoin –  Ferroudja. Quel honneur pour nous d’être accueillis par la mariée !  Il y a lieu de souligner qu’on nous accueillant, Ferroudja avait dérogé à la règle kabylo-kabyle qui veut qu’on ne voit tislit que pendant la cérémonie du henné.  “L’audace” de Ferroudja  n’est pas passée inaperçue. Quelques vieilles dames ne cachent  pas leur effarement. A celles-là, la mariée affiche un sourire grand comme ça, avant d’expliquer, donc de justifier, aux timgharin n lbaraka que nous étions ces meilleurs amis. Pas trop convaincus les vieilles ! Elles inondent cependant, Ferroudja  de ddawat n lxir  (bénédictions) qu’elles seules savent formuler.  Nous insistons auprès de notre hôte pour qu’elle rejoigne “ses quartiers”.  Et voilà que Dda Slimane revient  avec des plats de grillades et autres couscous. Nous ne pouvons rien avaler, à cette heure de la journée et sous ce soleil de plomb.  Mais il faut faire honneur à l’invitation.  Il est 15 heures lorsque nous sortons de la salle. Dehors, les invités se partagent les espaces ombrés. Grand et beau, est le jardin de Da Slimane. Il est tellement grand qu’une dizaine de véhicules trouvent refuge à l’ombre de figuiers et autres pommiers. Quelques invités, des citadins sans doute, sont époustouflés par la Kabylie et ils n’arrêtent pas de poser des questions. Et fatalement, ils n’omettent jamais d’interroger à propos du terrorisme. Des femmes continuent d’arriver d’autres villages avoisinants. Il faut dire que tameghra dans un village de Kabylie est la fête de tous les villages voisins.  En attendant l’arrivée de Djamel et de sa famille prévue pour 17 heures pour le cérémonial de la fatiha, nous découvrons taddart de notre amie Ferroudja. Comme toutes tuddar de la région, le village monte et descend. C’est peut-être cette caractéristique des villages kabyles qui a inspiré la fameuse formule “d akessar, d asawen… !”.  Taddart est traversée par une voie goudronnée. De part et d’autre, le béton dispute l’espace aux bâtisses traditionnelles. L’euro étant investi dans le béton.

Construire est aussi une autre caractéristique des villages kabyles. La pelle et la brouette y ont, depuis longtemps, intégré les mœurs. Investir dans le béton est la priorité des priorités. Même ceux qui n’ont pas les moyens financiers de bâtir trouvent d’une façon ou d’une autre celui de rafistoler leurs demeures. Beaucoup d’habitations modernes sont fermées. Leurs propriétaires n’y viennent que pour les vacances.

Quelques enfants ont les yeux fixés en bas : ils  guettent l’arrivée du cortège de Djamel. C’est d’ailleurs eux qui donneront l’alerte : “Atniya (ils arrivent) ! )”  17 heures passées, le cortège est là. Nous allons à la rencontre de Djamel. Nous lui souhaitons la bienvenue au club. Dda Slimane vient à sa rencontre. Ils s’embrassent. L’un présente à l’autre les membres de sa famille qu’il ne connaît pas encore, avant de passer prendre les rafraîchissements. Une bonne demi-heure plus tard, on est invité à assister à la fatiha. A tout seigneur tout honneur, le père de Ferroudja et l’oncle de Djamel prennent place de part et d’autre de ccix n ljamaâ (l’imam). Ce dernier revient brièvement sur ce que suppose le mariage en islam, avant de demander les noms des heureux élus.  Tout de suite après, il demande à l’oncle de demander par trois fois la main de Ferroudja. L’oncle butera légèrement sur la formule en arabe, mais il y arrivera quand même.  Quand arrive le tour de Da Slimane de répondre, religieusement aussi, à la demande,  on n’a pas pu s’empêcher de sourire. L’arabe de Da Slimane est une catastrophe. Mais ce qui importe ce sont les formes.  Les youyous annoncent la fin du rituel de la fatiha. Du point de vue religieux, Djamel et Ferroudja sont unis pour le meilleur et pour… le moins pire.

Isli et tislit

Le isli rentre chez lui dans la région de Maâtka. Le henni l’attend chez lui. Il reviendra demain avec un cortège plus important pour “récupérer’’, et  pour de vrai, sa douce moitié. 19 heures, la chaleur baisse d’un cran. Nous allons voir Ferroudja. La cérémonie du henni l’a, nous semble-t-il, un peu secoué. Elle n’a pas échappé à la charge d’émotion en sachant que d sseh elle est mariée.  En fait, et c’est le cas de toutes les nouvelles mariées, c’est cette rupture subite avec l’environnement qui nous a vu naître et grandir qui est difficilement gérable. Mais cela passera.  Aux commandes, Da Slimane s’atelle  à préparer le imensi n tmeghra.  Décidément, le goût de seksu n tmeghriwin est exceptionnel ! Vers 22 heures, tous les convives lèvent les mains en l’air pour la grande ddawa lxir. Dans un kabyle made in Djurdjura, un sage du village remercie les invités et bénit les mariés et leurs familles.  Son kabyle est tellement beau à entendre qu’on n’a pas envie qu’il s’arrête. Ce n’est que tard dans la nuit que la cérémonie du henni sera entamée sur fond d’un urar sorti droit des entrailles de la Kabylie. La cérémonie est aussi un prétexte pour des jeunes filles en âge de se marier de se faire connaître et une opportunité pour les mères à trouver femmes pour leurs fils. Le fabuleux urar sera de temps en temps interrompu par le non-stop électronique. Et c’est à ce moment là que les jeunes occupent la piste qui quelques fois devient mixte. Mais la mixité ne va pas au-delà du cercle familial.  Le lendemain, fatigués mais heureux, nous attendons le retour du cortège prévu pour l’après-midi. Vers 13 heures, les enfants qui, hier, guettaient l’arrivée du cortège, sont déjà à leur poste. 14 heures passées, nous entendons une véritable partition de klaxons. Dix minutes plus tard, le premier véhicule paré pour embarquer la mariée s’engouffre dans le jardin de Da Slimane. Le temps de prendre des cafés et des rafraîchissements, Djamel organise son cortège. Tout est fin prêt. On n’attend que la mariée. Moment difficile pour  Ferroudja. Elle  prendra tout son temps. Djamel presse tout le monde sans se départir du sourire. Et apparaît la mariée dans sa robe blanche. C’est la métamorphose. Une véritable princesse de la Kabylie ! Sa maman écrase une larme. Son père aussi. Elle prend place dans le beau véhicule à côté de Djamel. Moment fort. Moteur en marche. Petite manœuvre et direction… la région de Maâtka.    

Le village de Djamel n’est pas loin. Cependant,  il nous a fallu deux bonnes heures pour y arriver. Un cortège n’est jamais facile à gérer.  Le décor chez Djamel est tout autre. Son village s’est urbanisé. Il habite un quartier comme on en voit dans les villes.

N’est le paysage que nous surplombons, nous ne nous croirons pas en Haute Kabylie. On ouvre la portière du véhicule à la mariée.  Des flashs crépitent. La demeure de Djamel est toujours en chantier. Là aussi, ça construit. Ferroudja est toujours devant le seuil de la porte. Elle rentrera dans son nouveau chez elle, une fois le cérémonial “lait, datte, eau” terminé. Chez Djamel, c’est exclusivement le non-stop qui est adopté.

19 heures le imensi est prêt. La mariée se repose dans sa chambre. Nos hôtes reçoivent leurs invités. C’est un peu le même ménage que chez Da Slimane, la veille.  Vers 22 heures, nous allons voir Ferroudja. Nous lisons la même stupéfaction sur les visages de vieilles que nous trouvons sur place que celles que nous avons relevée chez les vieilles lorsque Ferroudja est venue nous accueillir chez ses parents. Nous répondons par des sourires à leur étonnement. La situation amuse Ferroudja et nous met mal à l’aise. Et comme elle est un peu et sans méchanceté portée sur la provoc, la mariée nous invitera à prendre des photos avec elle sur son siège de princesse. La situation amuse aussi Djamel qui refoule difficilement un fou rire. “Ces jeunes n lqern rbatac !”,  doivent se dire ces bonnes vieilles dames. De peur de créer un “incident diplomatique’’, nous laissons Ferroudja sourire en catimini et quittons la salle. Dehors, à la faveur d’une brise fraîche, les invités discutent de choses et d’autres. Nous, nous ne pouvons plus tenir debout. C’est à croire que Djamel lisait dans nos pensées : il nous invitera à aller dormir. Volontiers !  Vendredi matin, nous allons embrasser Ferroudja, avant de prendre la route. Le “au revoir’’ est déchirant. Mais Ferroudja et Djamel sont heureux et c’est le plus important.

T. Ould amar

Posté par djamelslimani à 13:28 - ARTICLE DE PRESSES - Commentaires [0] - Permalien [#]