selloum village kabyle

selloum village kabyle de la wilaya de bouira

26 janvier 2009

Le transport scolaire fait défaut

Le transport scolaire fait défaut
26 Janvier 2009
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Les parents d’élèves menacent de recourir à certaines formes de protestation, si les autorités n’interviennent pas.

Le transport scolaire pose un énorme problème dans la daïra de M’chedallah. Les élèves, tous paliers confondus, vivent un véritable calvaire au quotidien. Les bus ne suffisent plus au ramassage scolaire. Certains villages en sont même dépourvus. Dans d’autres hameaux ne peuvent en bénéficier que ceux aptes à payer les frais de transport. Aussi, les élèves issus de familles démunies sont dans l’obligation de parcourir le chemin de l’école à pied, à l’instar des écoliers du village de Selloum, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Bouira, incapables de s’acquitter des 250DA, représentant les frais de transport mensuels. Sur les 325 collégiens du village de Selloum inscrits au CEM de Tiksiridène, distant de 6km, 150 sont issus de familles pauvres d’autant que les services de l’APC d’Aghbalou ont mis à jour une directive incitant les parents à verser une avance de 3 mois, soit la somme de 750DA pour chaque élève. Chose qui semble impossible pour ces parents.
Cette mesure a soulevé le courroux de l’association des parents d’élèves qui, il y a plus d’une semaine, ont interpellé les autorités locales, ainsi que les responsables de la wilaya sur la question. «Nous avons soulevé ce problème aux autorités afin de revoir cette décision et de penser aux familles démunies qui ne peuvent pas s’acquitter des frais, mais la réponse tarde à voir le jour», a dit un membre de l’association, contacté par nos soins. Et à ce membre de révéler que les élèves de terminale qui n’ont pu honorer les frais de transport sont menacés de ne point rejoindre les bancs de l’école. Les parents d’élèves, de leur côté, menacent de recourir à d’autres formes de protestation, si les autorités communales et de wilayas n’interviennent pas pour trouver une solution à ce problème, qui semble s’aggraver. La crise du ramassage scolaire dans cette région de l’est de Bouira, semble s’éterniser. Il faut savoir que la majorité des communes sont perchées en haute montagne.
La distance séparant les établissements scolaires des villages, ajoutée à la rigueur du climat en cette saison, ne font que rendre les choses plus difficiles. D’ailleurs, les écoliers du village «Acif Assemadh», à l’ouest de M’chedallah, ont entamé plusieurs mouvements de protestations. Ils ont, à maintes reprises, procédé à la fermeture du chemin de wilaya reliant la commune au village de Semmache pour se faire entendre. Cependant, leurs cris de colère résonnent toujours. Seul le Djurdjura renvoie l’écho.

                                                                                                                                     Ali CHERARAK

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17 janvier 2009

Benbouzid attendu par les enseignants de tamazight

Bouira Visite aujourd’hui du ministre de l’Education nationale
Benbouzid attendu par les enseignants de tamazight

Il sera aujourd’hui en visite de travail et d’inspection dans différentes communes du territoire de la wilaya.

M. Benbouzid commencera par la localité de Lakhdaria en visitant le CEM base 7, pour ensuite se rendre à Kadiria pour la pose de la première pierre d’un collège. Aïn Bessem recevra également la visite du premier responsable de l’Education pour l’inauguration d’une école primaire baptisée au nom du chahid Ahmed Badaoui.

Les localités de Dechmia, Sour El Ghozlane, El Esnam, Taghzout ainsi que la ville de Bouira  seront également des étapes pour le cortège ministériel où sont programme des inaugurations et des poses de première pierre de différents lycées et collèges.

Pourtant, les communes connaissant ces derniers jours plusieurs problèmes liés au transport scolaire ne sont pas au programme de M. Benbouzid. Pour rappel, en date de mercredi dernier, les collégiens et lycéens d’Assif Assemadh (M’chedallah) avaient bloqué le CW98 pendant plusieurs heures (voir notre édition de jeudi). Jeudi, c’était au tour des élèves de Selloum, commune d’Aghbalou de faire une grève totalement improvisée en l’absence du transport scolaire. Un transport, qui leur a été retiré par l’APC, car les parents d’élèves ne se sont pas acquittés du paiement des 750 DA, par mois et par élève qu’exige cette APC. Des remous qui ont tendance à faire tache d’huile dans des zones rurales et qui risquent de perturber sérieusement le cursus scolaire de centaines de potaches.  Sur un autre volet, ce sont les enseignants contractuels de tamazight qui attendent inlassablement une solution à leur problème d’intégration.

On se rappelle que ces derniers avaient observé en octobre 2007, plusieurs jours durant, une grève de la faim devant la Maison de la presse à Alger. Le ministre de l’Education de l’époque et qui l’est toujours avait fait des promesses pour que les 34 enseignants figurent sur les listes de la Fonction publique avant juin 2008. Une date qui est arrivée à terme depuis plus de six mois et les enseignants vacataires attendent toujours la concrétisation des promesses ministérielles. 

Lors de la rentrée scolaire 2008-2009, les vacataires avaient tenté de prendre attache avec la Direction de l’éducation de Bouira, mais cette dernière, sous prétexte de ne pas avoir reçu d’instructions ministérielles, n’a pas voulu écouter les doléances des enseignants de tamazight.

C’est au niveau du ministère de l’Education qu’ils seront finalement reçus, non pas par le ministre mais par Benazzout, directeur du personnel au MEN  Ce responsable leur a certifié que le problème émane de la DE de Bouira, car la même situation a été vécue à Tizi-Ouzou et les cas des différents enseignants contractuels de tamazight ont été régularisés.

Pour ceux de Bouira, ils ont été tout simplement invités à rejoindre leurs postes en attendant... une attente que le ministre pourrait abréger aujourd’hui lors de sa visite à Bouira. De toute façon,  les enseignants de tamazight de leur côté assurent être présents pour lui rappeler ses promesses.

Par ailleurs, il semblerait, d’après les rumeurs persistantes qui circulent depuis quelque temps, que le ministre devrait procéder à l’installation d’un nouveau directeur à la tête de la Direction de l’éducation de Bouira.

Hafidh B.

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Les lycéens de Selloum en grève

Aghbalou Ils réclament le rétablissement du transport scolaire
Les lycéens de Selloum en grève

Les lycéens du village Selloum, dans la commune d’Aghbalou, sont durement pénalisés par l’absence subite du ramassage scolaire. L’absence du transport scolaire vers le  lycée Bouaklane est la raison invoquée par les parents d’élèves du village Selloum pour justifier la grève que les élèves ont observée ce jeudi.

“ Faute de bus ; les lycéens trouvent des difficultés à rejoindre leur établissement. Si par le passé le village était desservi par un bus aujourd’hui on se trouve sans transport», dira Kamel Mameri  membre de l’Association des parents d’élèves. Faute de bus donc, les lycéens, dont le nombre dépasse 86, sont contraints de traverser un oued en … furie. Pour éviter cet oued, ils sont obligés de le contourner en empruntant un pont situé dans la commune de Chorfa avant de parcourir taper à pieds près de 10 km pour arriver au lycée.  A noter qu’une réunion de parents d’élèves était programmée hier après-midi, pour trouver une solution à ce problème qui n’est pas sans perturber sérieusement le cursus scolaire de ces lycéens. Les parents d’élèves espèrent que les élus locaux prêteront une oreille attentive et arriver ont ainsi à un dénouement rapide de cette crise.

Slimani Djamel

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15 janvier 2009

L’Association “les Martyrs” célèbre Yennayer

Ath-Hamdoune
L’Association “les Martyrs” célèbre Yennayer

 

Contrairement aux autres localités de la région, la célébration du nouvel an berbère à Ath-Hamdoune, commune d’Aghbalou s’est étalée sur trois jours, soit du samedi au lundi, et ce par un riche programme tracé à cet effet.

La première journée du soir fut réservée à un gala artistique où les jeunes ont été au rendez-vous pour oublier le temps d’une soirée, leur calvaire et leur cauchemar quotidien dus au chômage et autre absence de loisirs pour sortir de leur isolement et solitude.

Le lendemain c’est une soirée théâtrale ou la maison (Akham tadarth), seul lieu de rencontres, en pareilles circonstances, n’a pu contenir tout ce monde en majorité des jeunes venus se distraire avec diverses représentations théâtrales.

La troupe Igougilen (Les orphelins) dans leur pièce intitulée Thamurt yenghan arawiss ou le pays qui assassine ses enfants, ont évoqué les différentes étapes du régime algérien de Ben Bella, Boumediène… jusqu'à nos jours tout en rappelant les différentes arrestations et autres assassinats qu’a connus le pays.

D’autre part, le printemps berbère d’Avril 80 à été évoqué avec son lot de répression pour enchaîner ensuite avec les événements d’Octobre 88 où les jeunes ont investi la rue pour dénoncer la hogra et crier à haute voix "Ma ulac thamazigth ulac ulac…" pour arriver enfin à la date du 25 Juin 1998 où le rebelle Matoub Lounès a été lâchement assassiné.

Une pièce où des refrains de chansons du rebelle et de Ferhat M’henni ont été repris. Cette jeune troupe et avec zéro moyen à bord pour jouer cette pièce théâtrale (costume, décor, lumière,…) a été à la hauteur de l’évènement par sa volonté de fer.

La dernière étape de ce programme des activités fut marquée par l’exposition d’objets d’arts traditionnels durant la journée, la projection du film  Adrar N’Baya La montagne de Baya, ainsi qu’un concours sur la culture générale avec la participation de trois groupes, suivi de remise des prix aux lauréats ainsi qu’aux gagnants de la loterie.

M. Ait Kaci Belaid membre du jury du concours nous dira que "notre initiative vise à sensibiliser les jeunes sur la culture et tester par là même leur connaissance sur l’histoire et l’identité".

A la fin de cette célébration, Guessas Mohamed, président de l’Association "Les martyrs N’Ath Hamdoune" dira pour sa part : "Pour une première expérience, elle est une réussite, et ce grâce à la mobilisation et la volonté de la population en particulier les jeunes, l’aide précieuse du comité de village, ainsi que celle du P/APC  d’Aghbalou (wilaya de Bouira) qui nous a promis de nous apporter son aide en fonction des moyens dont dispose l’APC".

Des jeunes à l’image de Hafid Bourai, ce jeune licencié au chômage dont ils ne disposent  que l’amour et l’attachement à leur identité, peuvent faire des miracles si on met à leur disposition un minimum de moyens, qu’on leur accorde une attention particulière et qu’on respecte leurs choix quand il s’agit de commémorer une date marquante et significative dans le combat identitaire avec tous ses sacrifices.   

  Adel Aït Slimane

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Faste programme au CEM Zouabria

Aghbalou
Faste programme au CEM Zouabria

Le CEM d’Aghbalou a concocté un programme riche et attrayant pour la perpétuelle célébration du premier jour de l’an berbère qui coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégorien.

Le programme composé de plusieurs activités culturelles variées. Théâtre, chorale, exposition, rencontre interclasses et inter C.E.M en invitant le CEM de Zouabria de Lakhdaria, Poésie, conférence sur le calendrier berbère  et un tournoi des échecs en faveur des élèves de la première année moyenne étaient au menu de cette  célébration.

Comme à l’accoutumée ; cet événement n’a pas permis aux élèves de quitter l’école pour observer une journée fériée. L’occasion était propice pour que l’association culturelle et sportive de l’établissement puisse différencier et distinguer les dons et les qualités des élèves ; afin de les orienter vers des loisirs où ils pourraient exposer et montrer leurs talents.

Comme prévu, l’ambiance a commencé le lundi matin, en respectant le programme tracé. Excepté l’absence du CEM invité, les autres activités ont connu une réussite parfaitement satisfaisante sur tous les plans. Les rencontres interclasses ont ciblé les deux niveaux de la première année et la quatrième année moyenne en divisant chaque niveau en deux parties qui se concurrencent intellectuellement et culturellement pour décrocher la réputation des illustres classes.

L’amphithéâtre était archicomble. Les élèves et le personnel de l’école, ont su profiter de cette occasion, pour s’étaler sur les différents volets de la culture en générale, et celle de leurs ancêtres en particulier.

Brahim B.

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14 janvier 2009

Effondrement d’une passerelle a selloum

Selloum
Effondrement d’une passerelle

Les dernières intempéries enregistrées au quatre coins de la wilaya de Bouira n’auront pas épargné le village de Selloum où une passerelle datant de 1963, s’est brusquement effondrée avant-hier soir, suite à la crue de l’oued.

Cette passerelle, communément appelée “Pont” avait fait l’objet d’une requête en mars 2007, en effet des citoyens du village avaient alerté l’ensemble des responsables de wilaya et des autorités locales, sur la menace qui pesait sur cette structure. Selon Ali Amiche, un des conseillers du village à l’époque de la construction de cette passerelle, les responsables locaux ont négligé son aspect sécuritaire.

“Les autorités communales auraient dûs prendre les devants en attribuant une enveloppe budgétaire pour sa réfection, notamment au lendemain des intempéries du 12 mars 2007 lorsque nous avions rédigé un rapport sur la situation préoccupante de ce pont.”

Cette passerelle en béton, de cinq mètres de long permettait de relier les villages de Selloum et d’Iwakuren, leurs habitants l’empruntaient régulièrement, notamment durant cette saison de la cueillette des olives.

A rappeler qu’en 2007, les citoyens de Selloum avaient adressé un rapport détaillé sur les différents dégâts occasionnés par les intempéries en citant le cas du cimetière du village où des ossements humains avaient été charriés sur la RN 15 par les eaux pluviales. Ils avaient également signalé la vétusté du pont qui vient de s’effondrer.

Slimani Djamel.

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Éboulements de terrains et arbres arrachés ont perturbé la circulation à Bouira

Éboulements de terrains et arbres arrachés ont perturbé la circulation à Bouira
Pluies ininterrompues et rafales de vents depuis 48 heures

De fortes chutes de pluies se sont abattues sur l’ensemble du territoire de la wilaya de Bouira ces dernières 48 heures.

Hier encore, des pluies diluviennes et ininterrompues, accompagnées parfois par de fortes bourrasques de vents ont été enregistrées un peu partout à Bouira. Cette détérioration des conditions climatiques a occasionné des dégâts plus au moins importants notamment sur les routes où la circulation automobile et piétonne ont été sensiblement perturbées.

En effet, dès les premières heures de la matinée d’hier, et en plusieurs endroits de la route nationale n° 15, qui relie la commune de Chorfa à celle d’Aghbalou, les eaux pluviales ayant charrié de la boue, des pierres et des branches d’arbres ont inondé le bitume, causant ainsi beaucoup de désagréments aux usagers de cette route. Les fortes précipitations ont également entraîné des éboulements et des glissements de terrain aux abords de la RN 15. Les crues étaient telles que beaucoup de petits ruisseaux en furie ont quitté leurs lits pour se déverser sur la route.

Dans la localité de Selloum, dans la commune d’Aghbalou, on apprend que le pont reliant cette localité à celle d’Iwaquran s’est effondré avant-hier soir mais sans causer trop de dégâts (voir papier de Djamel Slimani). Par ailleurs, dans la ville de Bouira et aux abords de la route nationale n°05 reliant Alger à l’est du pays, notamment près du carrefour de Tikjda, la circulation automobile a été légèrement perturbée durant toute la journée d’hier et ce, en raison des débordements des eaux de pluie sur le bitume. Des eaux pluviales qui, à Haizer, se sont également infiltrées à l’intérieur de plusieurs bâtiments empêchant les habitants de sortir de chez eux. Aux alentours de l’hôtel Sofy, le boulevard allant du centre universitaire au quartier de l’Ecotec a été carrément submergé par les eaux.

A cet endroit précis traversé jadis par une grande rivière, et c’est cette même rivière qui reprend pour ainsi dire son cours normal à chaque intempérie.

A la gare routière de Bouira et en certains endroits et quartiers de la ville où d’immenses mares d’eaux se sont constituées, c’est dû plutôt à l’absence de curage des avaloirs et à l’inexistence d’ouvrages et des conduits d’écoulement qui font chaque fois défaut.

D’où la nécessité de la mise en place par les responsables locaux des plans d’actions à même d’éviter les inondations. A commencer par le curage des avaloirs et autres assainissements.

A signaler que des averses sont prévues pour aujourd’hui mais une amélioration est attendue pour demain, c’est du moins ce qui ressort du bulletin météorologique local.

Djamel M

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12 janvier 2009

kabyletlalit n usggawas amazigh amaynu 2959

                               

S tlmda n tlalit n usggawas amazigh amaynu 2959, amazighnews ar issutur i imddukkal-ns, willi t-in-ttaggwanin ku yas, nghd yat tikklt gh michk, asggwas ifulkin, igan win tumrt, tadusi, d ad gis lkmn mad akw ran gh mayfulkin.

                                                                               www.selloum.fr.tc

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Les traditions toujours respectées

Bouira
Les traditions toujours respectées

Le ministère de la Culture, qui a instruit les 48 directions de wilaya de commémorer le 12 janvier a, depuis quelques années, pris d’excellentes initiatives pour célébrer Yennayer à travers le territoire national. Plusieurs festivités sont effectivement au programme de cette journée qui n’a toujours pas été décrétée “chômée et payée’’. Une injustice si l’on se réfère aux propos tenus par différentes personnes que nous avons rencontrées et qui s’indignent de cette “omission” sur le calendrier officiel de l’Etat algérien. Pourtant en 2004 et 2005, lors des rencontres Aârchs – Gouvernement, on se souvient qu’il était question de décréter Yennayer jour férié. Mais depuis, aucune instruction officielle n’a été formulée en ce sens. Pourtant, pour le personnel exerçant dans les différents établissements scolaires de la wilaya de Bouira, la question de Yennayer ne se pose même plus. La plupart des collèges et des lycées ont depuis quelques années pris l’habitude d’être désertés par les élèves durant cette journée. ‘“Le premier janvier, Awel Mouharrem sont des jours fériés, pourquoi alors renier nos origines berbères en travaillant le 12 janvier?’’, nous dira un élève rencontré à la sortie d’un lycée de M’chedallah. Pour les enseignants approchés, le 12 janvier est une date incontournable dans l’histoire de l’Algérie. Même si la manière dont est fêté Amenzu n’Yennayer est différente d’une région à une autre du pays, le label de cet événement a une envergure nationale dans l’ensemble des régions. Pour Ahmed Hamoum, auteur de plusieurs ouvrages, Yennayer est fêté différemment selon les régions. Le plus souvent en famille autour d’un couscous préparé d’une manière particulière, accompagné de viande salée et séchée (achedluh), avec des légumes de saison. Le poulet s’invite lui aussi à la table familiale et c’est là, une des spécificités du plat de Yennayer, en plus de la convivialité qui règne en pareilles circonstances.  Si les avis diffèrent sur la manière de célébrer Yennayer, officiellement ou officieusement, l’instauration de cette date en jour férié tarde à se concrétiser. Le 12 janvier est pourtant une date “ouvertement” reconnue par le gouvernement, d’ailleurs le silence radio qui entourait, auparavant, la célébration de Yennayer est, le moins que l’on puisse dire, rompu, mais l’Etat tarde cependant à prendre les mesures nécessaires pour instaurer cette journée officiellement fériée.

Hafidh B.

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Célébration de Yennayer, 1er jour du Nouvel An berbère

Célébration de Yennayer, 1er jour du Nouvel An berbère
Se réconcilier avec l’Histoire

C’est pendant les festivités d’Irad célébrant au début des années 1980 Yennayer, le Nouvel An amazigh, sur les coteaux de Beni Senous, dans la wilaya de Tlemcen, que j’ai pris la pleine mesure de l’étendue géographique de cette fête. Au bord du lac du barrage de Beni Bahdel dans lequel jouaient les reflets des arbres alentour et se miraient les tenues carnavalesques des “gladiateurs”, des foules bigarrées se livraient à des scènes ludiques marquées par de fortes symboliques, à des joutes oratoires mêlant le berbère et l’arabe et à des cérémonies propitiatoires convoquant une mythologie venant du fond des âges. Le faste des agapes par lesquelles se clôt la cérémonie reste dans les souvenirs pendant les douze mois de l’année.

L’Algérie profonde et réelle, le pays historique et les repères culturels établissant la permanence du fait berbère en Algérie sont là. Ils ne sont surtout pas dans les parades officielles lesquelles, outre leur inanité, entraînent des charges onéreuses rendues possibles par la grâce de la rente pétrolière.

La Dépêche de Kabylie a fait le serment de s’éclipser pendant la journée de Yennayer, et ce depuis sa fondation. Cette absence fait office d’une véritable présence tant est forte la symbolique et puissante la portée de Yennayer, premier jour de l’année berbère. Ce jour est sans doute l’élément immatériel le plus fédérateur de la mémoire berbère nord-africaine puisqu’il remonte au IXe siècle avant la naissance du Christ et qu’il est célébré dans tous les foyers algériens aussi bien berbérophones qu’arabophones. Si le calendrier des fêtes légales ne le prend pas encore en charge, ce n’est pas en tout cas faute d’être assumé et revendiqué par une large frange de la population et du monde associatif.  Entre Yennayer et les autres festivités officielles-aussi fondées et aussi bénéfiques qu’elles puissent être —, il y a au moins une différence de taille. Alors que, par exemple, de somptueux festivals nationaux ou internationaux, payés avec l’argent du contribuable, revêtent un cachet solennel et mettent en présence des délégations officielles des différents pays participants, la commémoration du   Nouvel An amazigh est principalement prise en charge par la société, aussi bien dans son aspect domestique, historique et intimiste, que dans son aspect festif et “intellectuel”.  De la Kabylie aux Aurès, de Djelfa à Beni Senous, les populations, dans un élan naturel et authentique, se plient à la tradition en organisant cérémonies ludiques et agapes pour accueillir le jour qui appose la marque la mieux sigillée dans la mémoire ancestrale des peuples de l’Afrique du Nord. Le ludique se mêle à l’histoire pour mieux fertiliser la mémoire collective sans que cela fût décidé par un quelconque décret. Depuis plusieurs années, des partis, des associations et des hommes de culture ont tenu à revendiquer un statut officiel pour cette journée de façon à la déclarer chômée et payée au même titre que le 1er janvier et le 1er Moharrem. Ce ne serait qu’une réparation d’une injustice et d’un déni historiques. Chez nous, tout en tolérant-un terme offensant qu’il conviendra de bannir définitivement ses activités inhérentes à Yennayer, et tout en prenant une partie d’entre elles en charge, l’État algérien ne cesse de ravaler presque tous les symboles de l’authenticité au rang de folklore confinant parfois à l’exotisme. Seule une reconnaissance complète et officielle de Yennayer par les pouvoirs publics de façon à l’intégrer à la liste des fêtes légales du pays pourra balayer les jugements de valeur et les autres préjugés et, ainsi, créer le déclic dans le processus de la réconciliation de l’Algérien avec son histoire, ses institutions et son État.

Amar Naït Messaoud

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