selloum village kabyle

selloum village kabyle de la wilaya de bouira

08 mars 2009

Femme rurale

Femme rurale
La rage de s’affirmer

«La femme est un individu de sexe féminin de l’espèce humaine». Cela est aussi évident que d’affirmer que l’eau mouille. Pourtant, cette évidence n’a été digérée que très tard. Et encore ! La femme, cet individu de l’espèce humaine, n’a  conquis des espaces de “liberté’’, de dignité que depuis la prise de conscience de l’inégalité de condition et de statut entre l’homme et la femme.

Dès lors, les sciences sociales ont  cherché à relever le pourquoi de l’inégalité et les mouvements féministes  à le combattre. Qu’en est-il chez nous, notamment en Kabylie ? Les choses semblent avoir sensiblement évolué dans la société kabyle où la femme ne s’affirme qu’une fois grand-mère. Elle devient alors un individu respecté, écouté, une sorte de amghar azemni au féminin  qui décide, à l’échelle de la famille bien sur. 

Quoi qu’il en soit, l’image de cette brave femme kabyle  qui, les yeux  baissés et les épaules rentrées,  transpirait sous un fardeau qui fait deux fois son poids tend à disparaître.  L’époque où elle n’assurait que la fonction de ‘’seksu d wusu’’ (le couscous et le lit) et était soumise à un esclavagisme  paysan imposé par une  société masculine plurielle est révolue. Mis à part quelques ‘’poches’’ où elle continue à subir le diktat sociétal, la femme semble en avoir fini avec le  temps où  faisait tout et ne disait rien, travaillait pour l’homme, dans le champ de l’homme et, le soir venu,  assurait la fonction de procréatrice. Fini aussi ce bouillonnant combat féministe pour les droits de la femme qui même s’il a marqué des points, n’aura au final et en gros réussi qu’à suggérer cette idée stupide qui consiste à croire que l’émancipation de la femme se matérialise à travers un jean et une cigarette.

Aujourd’hui, la rurale en veut et se bat. Elle descend, tous les matins, de Takerboust, de Zriba ou de Taghzout pour composer d’égal à égal avec son collègue de la ville.

Elle est médecin, enseignante, ingénieur  et même policière ou  juge dans un pays où la Constitution la décrète mineure à vie et la société cautionne le «ridjal qawamun âala nnisa (les hommes sont plus ‘’intelligents’’ que les femmes) » Paradoxal ?

Pas si paradoxal que ça, lorsque l’on sait que les considérations économiques, c'est-à-dire l’argent, fait taire toutes les attitudes moyenâgeuses.  En fait, cette transmutation spectaculaire de la femme rurale s’explique essentiellement et tout simplement par le fait que la famille rurale a besoin d’une stabilité  salariale à même de lui assurer le pain quotidien. L’huile d’olive et les figues sèches ne répondent plus aux besoins allant crescendo de montagnards de plus en plus exigeants. Mais pour travailler, il faut étudier. Cela, les jeunes rurales l’on compris et digéré.  D’abord, aller à l’école  pour ces jeunes villageoises était une aubaine pour fuir le diktat du frère, du père et même du petit frère. L’école était avant tout autre chose un espace de liberté. Un espace qu’elles apprécieront davantage, puisqu’il leur permettra de s’affirmer et d’exister.  Elles prendront consciences très tôt, dès le cycle primaire que si elles ne réussissaient pas, elles rentreraient à la maison aider la mère, avant qu’un inconnu ne vienne demander sa main. Elles s’accrochent. Elle est battante. Primaire, moyen et le bac au terme du cycle  secondaire. 

C’est leur acharnement à ne pas ressembler à leurs mères et grand-mères qui expliquent leurs réussites dans les études. Elles arrivent à l’université. Et là, tous les rêves et tous les espoirs leurs sont permis. De rurale puis battante, la villageoise devient femme de tête qui sans bruit résiste et refuse de  plier l’échine devant le Code de la famille et le ‘’terrogrisme’’.

T. Ould Amar

Posté par djamelslimani à 10:35 - ARTICLE DE PRESSES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Ceci est pour maman femme de Kabylie des années 40

Bonjour a tous les gens de selloum

je m appelle Fatima AZZOUZ je suis né un 17 octobre 1953 à selloum

il y a trés peu de gens dont je me souvienne,mais je voudrai faire un hommage à ma mère et à ma grd mère, ainsi qu'aux deux frères de ma mère : Saïd et Amar.
parce que ce sont pour moi les deux femmes et les deux hommes qui etaient les plus respectueux.Je l ai admire toujours avec mes yeux d'enfant malgrés mes 57 ans.j ai un amour et un respect pour eux immense.

Lettre à la famille azzouz:

Maintenant je voudrai passer à la famille Azzouz, à qui j adresse ce qui suit, elle ne ma pas laissé de bons souvenirs, il y un proverbe qui dit : c'est la femme qui fait l homme, puis la mère qui fait l'enfant et enfin le père qui éduque.
Je crois que le mot père devient pour moi inssurportable. Comment peux t on etre un père qui peut etre capable de se servir de vous comme une femme... Il aurait du m aider à grandir, à m'epanouir il n' a fait que me détruire.
J ai un enfant de lui, ma tante la soeur de mon père qui habite Tazmalt qui etait maman elle aussi à cette époque, m'a dit : On va t empoisonner et on en parle plus ! C etait facile de s'attaquer à une gamine et surtout plus dure de s'attaquer à son frère dominant...

je voudrai rétablir une chose qui a été dite : je n ai pas coucher avec mon père, mais c'est lui qui m'a violé et fait un enfant.

je suis à un carrefour de vie, et je suis dans un pays ou la parole est accepté. je crois que la seule chose que mon père est faite de bien c'est de m'avoir emmener en France, pour accoucher et laisser mon enfant à l'assistance publique et repartir à Selloum comme si de rien etait... mais mon père fut arreter par les gendarmes et il fit 2 années de prison.

alors je voudrai rétablir une autre chose , mon père a accusé mon grand père de ce viol au comissariat de Bouira... Comment expliquer cela ? je vous le demande!
Mon fut emprisonner dans une maison pour fous. il n'y etait pour rien !

J avais programmer de dire tous cela à mon père,ce ne fut pas possible, et je profite de ce blog pour le dire.
Je remercie la personne qui est à l'origine de ce blog qui est bien fait, et j espère que selloum sera connu grace à tous ce travail et cette énergie.
Maintenant j accepte tous les commentaires memes des gens cités ou pas. je vous suis déjà reconnaissante de me contacter sur mon email

PS message à mes frères:
VENTE DE LA MAISON DU MALHEUR
mes frères m'ont retrouvé un beau jour pour signer un petit bout de papier cetait pour la vente de la maison de famille. A présent si je peux mettre la famille azzouz en justice, je n'hésite pas un seul instant.

je suis rendu à etre un papier aux yeux de la famille AZZOUZ et je pense etre plus que cela.Je ne suis plus la petite fille à qui ont fait peur, mére et grand mère une nouvelle fois depuis quelques jours je suis heureuse dieu merci !
JE FAIS UN GROS BISOU A TOUS LES GENS QUI PEUVENT M AIMER et je pense à LA FAMILLE DE MAMAN

Posté par Fatima, 10 mars 2009 à 21:23

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