selloum village kabyle

selloum village kabyle de la wilaya de bouira

17 septembre 2009

Rachid Oulebsir, auteur du roman Les Derniers Kabyles, à l’honneur

Béjaïa-café littéraire
Rachid Oulebsir, auteur du roman Les Derniers Kabyles, à l’honneur

 

Au moment où les gens se pressent de quitter leur pays, que le phénomène harraga est à la mode, prend de une ampleur et même des tournures douloureuses et dramatiques, Rachid Oulebsir, dans son roman intitulé  Les derniers Kabyles  sorti le mois de juin 2009 chez Tira Editions, nous présente un personnage dont la décision est de se réinsérer dans sa société pour l’aider, par son savoir et son érudition, à transiter vers la modernité.

Comme disait si bien Gramsci : “Le vieux monde se meurt. Le nouveau monde tarde à paraître.” En effet, c’est cette problématique que Rachid Oulebsir nous expose dans son roman.

Les Derniers Kabyles construit sur le “Je” nous rapproche de l’écriture autobiographique. En effet, l’histoire racontée par le narrateur ressemble beaucoup à la vie de l’auteur telle qu’elle apparaît dans la 4e de couverture du livre.Rachid Oulebsir nous raconte l’histoire d’un intellectuel qui renoue avec le confort citadin, pour vivre ce que l’auteur appelle les “derniers instants de la société kabyle”. Sa décision prise, il quitte Alger et laisse tomber son travail, ses amis, Linda sa compagne, pour se réinstaller à Ighil. Le livre est construit sur 12 parties, agencées de sorte à créer une harmonie et un plaisir de lecture. Dans chaque partie, l’auteur nous invite à visiter sa société à travers une pratique, un métier, une tradition : le retour, transhumances, l’Agora. La fête de l’eau, le cercle de bénédictions… sont les titres des parties parmi d’autres qui placent le lecteur au cœur de la société kabyle.

Ecrits dans un style simple, limpide, Les Derniers Kabyles est un roman facile  à lire et passionnant.

Pour arriver à ce projet d’écriture, Rachid Oulebsir a réalisé de nombreux reportages sur les métiers traditionnels, les rites et les coutumes kabyles pour les journaux le Matin et La Dépêche de Kabylie. Diplômé des universités Paris-Nord, Paris-I-Sorbonne, en économie des ressources humaines en 1978, Rachid Oulebsir a rompu avec le milieu universitaire au début des années 1980, pour réaliser son rêve, vivre en Kabylie, dans son Tazmalt natal. Correspondant de presse depuis 1991, il a édité en 2008, une étude sur l’olivier en Kabylie chez les éditions Hannatten. Les Derniers Kabyles est un roman de format A5 et de 347 pages. La couverture est illustrée par une jolie photo d’un ancien village kabyle disponible dans les librairies au prix de 650 DA, sa lecture est fortement recommandée.A noter que ce livre est soutenu par le département du livre et de la lecture publique  du ministère de la Culture.

Lamia Otmani

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Ath Khrouf, un trésor abandonné

Bouira Haizer
Ath Khrouf, un trésor abandonné

 

Il est des villages kabyles qui, perchés du haut de leurs collines, semblent figés dans le temps. Des hameaux qui, désertés par leurs habitants durant la décennie noire demeurent à l'abandon, sans entretien aucun, face aux rudes conditions climatiques de la région qui érodent saison après saison, année après année les habitations.

Ath Khrouf est l’un de ces villages parmi tant d'autres, qui a connu un exode massif de sa population. Distant d'une dizaine de kilomètres de la commune de Haïzer, en pleine montagne, le hameau composé à l'époque d'une quarantaine de foyers demeure inhabité à ce jour, malgré les efforts de quelques-uns de ses anciens occupants pour le repeupler.

C'est justement en leur compagnie que nous avons été à la découverte de cet endroit. Après avoir dépassé Aïn Alouane, sur la RN 33, un petit village d'Ath Khrouf, où nous apercevons quelques personnes affairées à rénover leurs habitations, nous parvenons à destination.

En arrivant sur les lieux, nous constatons d'emblée ce qui avait dû être auparavant un village où il faisait bon vivre. Ce qui était, il y a quelques années de cela, une zone à vocation agropastorale est devenu un vaste espace, complètement en jachère, où petit à petit, la forêt reprend ses droits. Une bâtisse construite en dur se dresse à l'entrée du village. "C'est l'ancienne école qui est devenue par la suite un dispensaire et qui est maintenant à l'abandon", révélera Slimane, un de nos guides. En avançant dans des allées en pierres Dda Moh, 67 ans, bon pied bon œil, nous montre ce qui était à l'époque son verger. "Avant se dressaient ici figuiers, grenadiers, pêchers et autres arbres fruitiers. Il fut même une époque ou chaque samedi, nous vendions les produits maraîchers de nos récoltes, au marché hebdomadaire de Bouira.

Aujourd'hui, seuls les oliviers subsistent, enfin ceux épargnés par la neige." Une neige qui a même fini d'achever les quelques ruchers subsistants.

Des maisons traditionnelles kabyles, construites en terre et en pierre et qui sont partiellement ou entièrement détruites, témoignent d'une époque prospère. "Targa" (canal d'irrigation), qui alimentait jadis le village en eau potable se devine au détour du sentier, malgré les ronces et les broussailles qui l'ont littéralement envahie. "Nous souhaiterions faire renaître le village, mais pour cela il reste beaucoup à faire... pour la réhabilitation de ces lieux, nous avons même sollicité les autorités de la wilaya qui se disent prêtes à nous aider mais pour la réalisation d'habitations groupées.

Cependant, comme les terrains appartiennent aux privés, ces derniers refusent l'implantation de bâtiments sur leurs propriétés, ils arguent le fait que cela défigurait le site pittoresque... nous ne désespérons pas de voir aboutir nos efforts grâce au FNDRA qui pourrait aider les personnes désirant revenir habiter ici”, confiera Hammouche, un de nos accompagnateurs. Il est vrai que la région réserve de multiples potentialités dans différents domaines aussi bien agricoles, pastorales que touristiques. Eh oui, il faut savoir qu'à une certaine époque des étrangers affluaient en cet endroit de haute montagne, et pour cause, en plus du paysage féerique qui s'offre aux visiteurs, le site possède une attraction touristiques qui, à ce jour, n'a toujours pas révélé ses secrets. Il s'agit de Lalla Mimouna et de ses incroyables légendes.

   

La légende deTazrout n’Sidi Ali Bounab

 

A la sortie du village d'Ath Khrouf, nous empruntons un sentier abrupt qui nous mène en direction de Lalla Mimouna, une immense falaise qui se dresse au loin, mais avant d'y parvenir, il faut d'abord traverser un oued. En remarquant un gigantesque rocher gisant dans la rivière en furie, nous interrogeons Slimane sur l'origine de ce roc ouvert en deux où coule l'oued. "Ce rocher a toujours suscité la curiosité des visiteurs, la légende veut qu'à une ancienne époque, un berger qui habitait ici a reçu la visite d'un étranger, un saint homme qui s'appelait Sidi Ali Bounab.’Le berger étant très modeste et ignorant à qui il avait à faire, invita son hôte à déjeuner en lui demandant ce qu'il désirait manger.  Ce dernier lui répondit qu'il se nourrissait uniquement de cœurs purs. Le berger visiblement prêt à tout pour satisfaire son invité décide d'égorger une de ses bêtes pour lui extraire son cœur. `

En s'apercevant qu'une chèvre ne suffirait peut-être pas à rassasier l'étranger, il en égorgea une dizaine.

Le soir venu, l'invité interrogea le berger en découvrant le plat de cœurs spécialement préparé à son intention. Le saint homme lui répondit alors qu'en se nourrissant de cœurs purs, il voulait dire par là qu'il puisait son énergie auprès des âmes charitables, et de ce fait il pouvait se passer de manger. Le lendemain matin, dès l'aube Sidi Ali Bounab demanda au berger ce qu'il lui ferait plaisir, ce dernier toujours aussi humble, lui dit qu'il n'avait besoin de rien et qu'il allait irriguer son jardin comme à l'accoutumée. Mais pour cela il fallait contourner l'immense rocher pour aller chercher de l'eau. En voyant le pauvre berger escalader le rocher et faire des détours éreintants avec ses outres en bandoulière, le saint homme munit de son bâton, frappa à deux reprises sur le rocher qui s’ouvrit en deux. Depuis ce jour, l'eau de l'oued permet aux villageois d'entretenir jardins et vergers." Aujourd'hui encore cet endroit porte le nom de Tazrouts n Sidi Ali Bounab et même si la logique voudrait que ce rocher se soit fendu lors de sa chute dans l'oued, la légende persiste et se transmet de génération en génération.

Après avoir franchi l'oued, nous grimpons une pente raide, avant de parvenir sur le site de Lalla Mimouna. Une fois arrivés, nous ne regrettons pas d'être au sommet. A perte de vue des paysages magnifiques s'étalent aux pieds des visiteurs.

Le barrage de Tilesdit, dans la commune de Bechloul, pourtant grandiose, apparaît au loin comme une vulgaire flaque d'eau. Nous questionnons nos guides sur l'origine du nom Lalla Mimouna, et c'est Dda Moh qui nous répond : "Cette femme étrangère à la région accomplissait des miracles, et son origine remonte au XVIe siècle”. L'immense falaise de granit qui s'élève devant nos yeux recèle bon nombre de cavités et autres grottes. Cependant, l'une d'entre elles attirera particulièrement notre attention. Surélevée à quelques mètres du sol, une excavation naturelle, à l'intérieur une statue en pierre représentant un personnage tout droit sorti de la mythologie. Tsseryel (ogresse) nous indique Slimane, visiblement très branché légendes et autres récits merveilleux. Avec une tête d'ogresse, telle que l'on peut l'apercevoir dans des contes illustrés pour enfants, et un corps d'un mammifère, la statue de pierre semble veiller sur la tranquillité des lieux. "A l'époque, on raconte que de nombreuses personnes avaient investi l'endroit à la recherche d'or, Lalla Mimouna a fait apparaître une créature pour décourager les prospecteurs et mettre un terme à cette ruée vers l'or", raconte Slimane. Pour Dda Moh qui connaît le site depuis son enfance, l'endroit est magique : "Regarde ces deux rondins de bois qui obstruent l'entrée de la grotte, les anciens les ont toujours vus et depuis le début du XIXe siècle, ces bouts de bois n'ont même pas pourri".

 

Des grottes magiques 

A quelques mètres de là, d'autres petites cavités où, auparavant se nichaient des essaims d'abeilles, nous affirme notre interlocuteur. "... C'était le bon vieux temps...." Arrivés dans ce qui semble être les entrailles de la falaise de granit, une rivière surgit de l'intérieur et laisse s'écouler une eau claire et limpide. Une légère halte s'impose le temps pour Slimane, Hammouche, Ali et Dda Moh de se désaltérer et de nous expliquer les rituels propres aux croyances de Lalla Mimouna. "Ici se trouvent deux tunnels, un pour les hommes, l'autre pour les femmes.”

Ces embouchures paraissent de faibles diamètres, mais pourtant, elles permettent à des personnes de fortes constitutions physiques de s'engouffrer à l'intérieur. Toutefois, si des personnes malfaisantes, même minces, veulent se livrer à cet exercice, elles resteront coincées, tandis que d'autres personnes obèses, si elles ont le cœur pur et la foi, pourront pratiquer cette ziara. Pour prouver ses dires, Dda Moh joindra le geste à la parole, et se prêtera à une démonstration digne d'un véritable exercice de contorsionniste.

Une ziara à laquelle s'adonnaient et s'adonnent encore aujourd'hui de nombreux visiteurs en quête de guérison. De même pour l'embouchure réservée aux femmes stériles et, qui paraît-il, après le passage sept fois de suite dans ce boyau, retrouvent le pouvoir d'enfanter. Des lambeaux de tissus accrochés sur les parois ainsi que des bougies témoignent des us et coutumes pratiqués ici depuis des siècles.

Dans une grotte plus spacieuse que les précédentes, de l'eau s'écoule de la voûte. "C'est de l'eau aux vertus miraculeuses, ceux qui sont atteints d'acnée et autres tumeurs dermatologiques guérissent au contact de cette eau", nous dira Slimane.

En sortant de cette galerie "magique", nous apercevons une autre anfractuosité appelée Ifri vou tqelalt où un rocher de forme ovoïde semble suspendu à la voûte par on ne sait quel miracle. Un figuier, pourtant, pousse allégrement entre cette coupole et le rocher qui menace de tomber sur le sol à n'importe quel moment.

"A maintes reprises, des personnes ont tenté de faire tomber ce rocher en vain, même à l'époque coloniale des militaires français ont essayé à l’aide de grenades et des tirs de roquettes sans y parvenir", dira Slimane d'un air mystérieux.

A l'extérieur, la journée est radieuse, ce qui accentue la beauté du site. Des aigles et des émouchets effectuent des vols planés au-dessus de nos têtes. En face, Taddart Inedjaren, un hameau déserté par ses habitants. Ali nous révèle qu'un projet doit voir le jour incessamment. "Le Parc national du Djurdjura s'est engagé à réaliser une route pour faciliter l'accès en cet endroit et nous n'avons de cesse de solliciter les différents responsables pour réhabiliter les lieux.

Une route avait commencé à être aménagée par les Français durant l'ère coloniale, mais au lendemain du déclenchement de la Révolution les travaux avaient été interrompus et n'ont jamais repris.” Sur de nombreuses parois, des crochets d'alpinistes témoignent d'une époque où l'escalade et les sports d'ascension faisaient le bonheur des étrangers en mal de sensations fortes. Pourtant un site pareil mériterait d'être connu du grand public, pour peu que les autorités concernées prennent conscience de la nécessité d'investir dans ce joyau touristique.

En attendant un signe positif des services publics, nos guides ont créé une association pour l'environnement et comptent bien remettre une note d'optimisme dans cette région abandonnée même par ses anciens habitants.

Hafidh B.

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03 septembre 2009

La Kabylie connaît ses wilayas délèguées

Nouveau découpage administratif
La Kabylie connaît ses wilayas délèguées

l Azazga, Draâ El-Mizan, Azeffoun, Aïn El-Hammam (Tizi-Ouzou)

l Akbou, Kherrata (Béjaïa)

l Aïn Bessam, Sour El-Ghozlane, Lakhdaria (Bouira)

Tizi-Ouzou s’est taillée la part du loin dans le nouveau découpage administratif dont le projet a été soumis avant-hier en Conseil de gouvernement, pour étude et élaboration. En effet, dudit projet présenté par le ministère de l’Intérim, Yazid Zerhouni, devant les ministres, il ressort que la wilaya de Tizi-Ouzou sera dotée de quatre nouvelles wilayas déléguées, il s’agit des daïras d’Azazga, Aïn El-Hammam, Azzefoun et Draâ El-Mizan. L’information révélée hier par un confrère a surpris certains observateurs car s’il était presque quasi certain pour les daïras de Draâ El-Mizan et Azazga de devenir des wilayas déléguées, il n’en est pas de même pour Aïn El-Hammam et Azeffoun même si ces dernières méritent amplement ce nouveau statut au vue de la densité de la population et leur emplacement géographique.

Akbou - Kherrata, deux wilayas déléguées à Béjaïa

Si la wilaya de Tizi-Ouzou bénéficie de quatre wilayas déléguéés, Béjaïa en aura deux. Le projet de Zerhouni fera des daïras d’Akbou et Kherrata, deux nouvelles wilayas déléguées alors qu’à Bouira, Aïn Bessam, Sour El-Ghozlane et Lakhdaria auront également le statut de wilayas déléguées, selon les mêmes sources qui indiquent que les wilayas déléguées seront dotées de toutes les direction nécessaires qui auront à leur tête des directeurs exécutifs délégués dont le contrôle sera légué à l’assemblée populaire de wilaya.

Ces directeurs délégués seront installés par décret exécutif de même que les walis dont la nomination sera régie par les mêmes dispositifs.

Le projet présenté par le ministre de l’Intéreur fait également état de la promotion de 95 daïras au rang de wilayas déléguées.

A l’image d’El Eulma et Aïn Oulmane, dans les wilayas de Sétif, Bordj Ménaeïl et Dellys à Boumerdès, Raïs El-Oued à Bordj Bou-Arréridj, alors qu’Alger, la capitale n’a pas été touchée par le nouveau découpage.

A. Z.

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Emission spéciale sur l’écologie en Kabylie

                                      Emission spéciale sur l’écologie en Kabylie

RADIO-PAYS (93.1 F.M) organise le dimanche 6 septembre 2009, de 19 à 22 heures, une émission spéciale sur l’écologie en Kabylie (direct web : www.radiopays.org).
Hamid, le journaliste et présentateur de l’émission attend vos réflexions et vos suggestions !
De nombreux artistes participeront à cette émission et soutiendront ce projet "Pour une Kabylie propre !"

Cette action concerne  l’ensemble des villages. Il s'agit de sensibiliser sur le recueil des ordures ménagères, pour une journée de volontariat, avec l’aide des responsables locaux, de la mise en place de services de ramassage des ordures  et acheminement vers des décharges publiques spécifiques, le nettoyage des broussailles et élagage des arbres des forêts afin d’éviter les incendies, rendre nos plages accessibles...

A vous de dire comment. Vous voulez rendre plus belle la Kabylie et ce que vous-même vous êtes prêt à faire !

Imaginez des bois plus verdoyants, ombragés,  plus productifs, des sentiers plus praticables, des routes nettes et soignées, la senteur exacerbée des herbes, des fruits et des fleurs, des ruisseaux aux eaux plus claires, une mer bleu azur

La Kabylie dans toute sa splendeur !

Radio-pays 93.1 F.M 01 48 59 22 12
Technik@Radiopays.org

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02 septembre 2009

Avis aux militants de tous bords

                     Avis aux militants de tous bords

Action au quotidien

Organisateur :

Lounis Aït Mouloud

Type :

Causes - Manifestation

Réseau :

Mondial

Heure de début :

mardi 1 septembre 2009, à 09:30

Heure de fin :

jeudi 31 décembre 2009, à 12:30

Lieu :

Algérie

Description

Appel à contribution pour le soutien des associations (libres et pacifiques) suivantes:

1) La propreté : 1er signe de civilisation
- Aider au nettoyage des places publiques.
- Notre image c aussi celle de la place où nous vivons.

2) Lutte contre la conduite dangereuse sur les routes

3) Promotion de la fonction de Psychologue
- Banalisation de la consultation psychologique
- Formation de psychologue
- Les troubles maniacodépressif : les vrais chiffres ?

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Bouira Investissements

Bouira Investissements
Un avenir prometteur ?

 

La wilaya de Bouira a longuement été paralysée en l’absence d’investisseurs qui avaient boudé la région. Une région durement frappée par le terrorisme intégrisme mais aussi par la gabegie de certaines administrations qui avaient sombré dans la bureaucratie.

Le décor ainsi planté, inciter les investisseurs à faire fructifier leurs financements n’était pas chose aisée. D’autant plus que la wilaya de Bouira est composée essentiellement de communes rurales. De ce fait, la rareté du foncier fait que les autorités locales éprouvent énormément de difficultés pour implanter des projets d’utilité publique. Depuis l’installation de M. Bouguerra, wali de Bouira, les autorités ont tenté de booster l’économie locale en développant le secteur de l’investissement et en faisant appel aux opérateurs économiques. La création de multiples minis zones d’activité à travers différentes communes est une politique mise en place par le premier magistrat de la wilaya. Mais les erreurs du passé ont vite repris le dessus, car le foncier existant auparavant et attribué par le Calpi dans le cadre de l’investissement, a révélé plusieurs failles. Par exemple, au début des année 2000, un jeune algérois avait bénéficié de 25 hectares dans la commune de Oued El Berdi, pour l’élevage des autruches. Un projet qui parait, de prime abord farfelu mais qui avait toutefois convaincu les responsables du Calpi. En fait  d’élevage, le jeune investisseur avait ramené 4 spécimens qui fin 2004, avait disparu de la circulation. La dernière autruche s’était évadée de son enclos et ce sont des citoyens de Bechloul qui l’avait capturée. Une supercherie qui avait été mise à jour et dont la presse en avait fait les échos.

Les autorités locales ayant menées leur enquête il s’est avéré que le jeune algérois avait loué les 25 hectares à un subdivisionnaire agricole, qui avait investi dans la pomme de terre et dont les bénéfices étaient partagés entre les deux compères. Dans la daïra de Lakhdaria, une zone d’activité existe mais sur les 20 investisseurs recensés, seuls deux ont réussi à implanter leurs projets. La wilaya a pris l’initiative de créer une mini zone à Taliouine, entre Kadiria et Lakhdaria. Malgré toutes ces directives officielles, l’investissement se fait toujours autant désirer, d’autant plus que dans toutes les communes rurales, le problème du foncier se pose avec acuité, que les terrains accidentés ne se prêtent pas à l’investissement et qu’il est rare de dénicher une assiette de 20 à 30 hectares pour implanter un projet digne de ce nom.

Des contraintes qui sont hélas monnaie courante et les mini zones jusque-là créées, ne sont pas toujours viabilisées. De ce fait, les rares investisseurs qui se sont manifestés et dont les dossiers ont été validés par l’ensemble des commissions de wilaya sont dans l’expectative. La zone industrielle de Sidi Khaled disposant de 300 hectares avait l’ambition de devenir une zone industrielle régionale depuis le début des années 2000. Drôle d’ambition lorsqu’on apprend que sur les 28 investisseurs inscrits seuls, 8 ont réalisé leurs projets, et pour cause, les commodités telles l’eau potable, le gaz et l’électricité étaient jusque-là inexistantes. Pendant toutes ces années, les responsables concernés était occupés à se rejeter mutuellement la balle.

Courant du mois d’août dernier, le ministère de l’Industrie a accordé à la zone industrielle de Sidi Khaled une enveloppe de 43 milliards de centimes pour son aménagement. Le tracé des voies et l’alimentation en eau potable à partir du barrage de Tilesdit sont programmés de même qu’une voie expresse qui doit la relier à l’autoroute. Toujours dans cette zone industrielle, les investisseurs qui ont prononcé leur désirs d’y implanter leurs projets ont été confrontés à l’opposition d’une dizaine de familles expropriées de cet endroit.

Pour ce projet d’utilité publique, l’Etat a indemnisé les riverains mais ces derniers ont eu recours à la justice pour demander réparation.

Malgré une décision de justice en faveur des autorités, les familles ont créé moult problèmes aux investisseurs et ce n’est que tout récemment que la gendarmerie a été instruite pour faire régner l’ordre et faire respecter la décision de justice. Parmi les 6 investisseurs, il se trouve un groupe algéro-italien, et même M. Rebrab. Justement pour ce dernier dont la notoriété a largement dépassé les frontières, sa présence à Bouira est une véritable bouée de sauvetage. Une opportunité que les autorités de wilaya ont saisie au vol. En effet, cet investisseur est en train de réaliser plusieurs projets d’envergure à travers les communes du territoire de la wilaya de Bouira. La zone de froid agro alimentaire, première du genre en Afrique sera inaugurée au mois de décembre prochain. Par ailleurs, l’investisseur compte en réaliser deux autres en 2010, l’une à El Khroub, Constantine et l’autre à Larbaâ, Blida.

Cette zone de logistique située à Nessis, commune de Bouira s’étend sur une superficie de 17 hectares et dont le coût de réalisation est estimé à 300 milliards de centimes. Selon la fiche technique de ce projet, la zone recevra 1 000 camions (semi-remorques) par jour. Un autre projet du même investisseur est un hypermarché dont l’inauguration est prévue au mois de décembre et qui créera 500 postes d’emploi directs. A Ahnif, le groupe Rebrab a fait l’acquisition d’une parcelle de terre de 10 hectares pour y implanter une unité de transformation de verre. Dans la commune de Oued El Berdj, le même investisseur réalise actuellement une méga boulangerie distribués vers plusieurs centres commerciaux du pays. Au chef-lieu de wilaya, M. Rebrab envisage de démolir l’ex-dépôt de Cevital pour y ériger une tour “Business Center” qui accueillera bureaux, sièges de son entreprises et des locaux et espaces destinés aux assurances et aux banques. Ces différents projets sont une aubaine pour la wilaya de Bouira qui aspire à être au diapason des autres wilayas limitrophes en matière d’investissements, à l’exemple de Rebrab ? C’est le souhait des milliers de chômeurs de la wilaya de Bouira qui aspirent désespérément à trouver un emploi mais surtout pour rebooster l’économie locale qui en a pris un sacré coup dans l’aile durant la dernière décennie.

Hafidh B

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